une grande école !
C’est quoi une grande école ?
Une formation de qualité
Une formation en trois ans
Un accompagnement individualisé
Une vie associative dense
Une sélection à l’entrée
Une intégration via un concours après Classe Prépa
Une intégration via les admissions parallèles
Admissions parallèles
La population des Grandes Ecoles
La sociologie des étudiants
Le recrutement via les classes préparatoires
Le recrutement via les admissions parallèles
Les points forts des Grandes Ecoles
Une professionnalisation des études
De longs séjours à l’étranger
Des réseaux étendus
Le coût des études
Le coût de la scolarité
Le coût de la vie
Le retour sur investissement
Les différentes Grandes Ecoles
L’histoire des Grandes Ecoles
Les premières Grandes Ecoles
La modernisation des grandes écoles
La Conférence des Grandes Ecoles
Les écoles de commerce
Les écoles recrutant sur prépa
Les autres écoles
Les écoles de la Conférence des Grandes Ecoles (CGE)
Les écoles d’ingénieurs
Les écoles généralistes
Les écoles spécialisées
La Commission des Titres d’Ingénieurs
Classements et homologations
Le classement 2006 des Grandes Ecoles
LMD : les trois niveaux de sortie
Les homologations
Une grande école et après ?
Les débouchés professionnels
Les taux d’embauche des diplômés
Les salaires des diplômés
Mon insertion professionnelle...
Une progression de carrière
L’insertion professionnelle des diplômés
Le rôle des réseaux
Les « top managers » issus de Grandes Ecoles
Les poursuites d’études possibles
Les diplômes universitaires
Après les Grandes Ecoles: Masters Spécialisés et MBA
Pourquoi poursuivre ses études ?
Les dossiers d'actualité
Ce que pensent les futurs bacheliers
L’ouverture sociale dans les Grandes Ecoles
Les rêves des bacheliers du Bicentenaire
C’est quoi une grande école ?
C’est quoi une grande école ?
L'expression Grande Ecole désigne, en premier lieu, les établissements d'enseignement supérieur français recrutant majoritairement sur concours des élèves des Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles.
Par extension, l’appellation « Grande Ecole » est également associée à un petit nombre d'établissements de formation de hauts fonctionnaires français, recrutant sur concours des étudiants titulaires d’une maîtrise ou d'un diplôme considéré comme équivalent.
Enfin, de manière plus récente, une Grande Ecole peut être assimilée à certains établissements d'enseignement supérieurs recrutant au niveau du baccalauréat et délivrant un diplôme après généralement cinq années d'études.
Les écoles d'ingénieurs sont tournées vers la science et les technologies, et délivrent un diplôme d'ingénieur. Les écoles de commerce forment aux activités commerciales, marketing et financières au sein des entreprises. Les écoles normales supérieures (E.N.S.) forment à la recherche dans les disciplines scientifiques et littéraires.
Une formation de qualité
Élitistes, disposant de structures performantes, les Grandes Ecoles dispensent un enseignement spécialisé de haut niveau. Reconnues par des instances internationales qualifiées, elles forment des diplômés recherchés.
Spécificité française, les Grandes Ecoles ont été créées pour dispenser un enseignement spécialisé de haut niveau. Le niveau scolaire demandé pour s'inscrire dans un tel cursus est lui aussi très élevé.
L’intégration d’une Grande Ecole permet de bénéficier de structures performantes dans des domaines essentiels : équipe professorale, équipements, relations avec les entreprises et ouverture à l’international.
Plusieurs critères mettent en évidence la qualité des formations dispensées par les Grandes Écoles : employabilité immédiate des diplômés, faible taux de chômeurs, rayonnement des cadres formés "à la française" dans les sociétés multinationales.
Si le système des Grandes Ecoles est consacré par le marché de l’emploi, des accréditations décernées par des instances internationales indépendantes et qualifiées participent à la reconnaissance internationale des diplômes délivrés.
Une formation en trois ans
Toute grande école intégrée après les classes préparatoires offre un cursus en trois ans.
La formation en Grande Ecole est plutôt polyvalente et généraliste. Elle privilégie les connaissances de base d’une solide culture pluridisciplinaire, ainsi que l'acquisition de méthodes et de nouveaux outils de travail.
Les cours sont dispensés par un corps permanent d'enseignants composé de spécialistes académiques, et par des professeurs associés ou vacataires, qui sont pour la plupart des cadres d'entreprises et des praticiens expérimentés.
Une pédagogie souple et évolutive est mise en place. En plus des cours magistraux, l’enseignement fait largement appel, en effectifs réduits, à l'usage des études et travaux de groupe, soit pour des exercices de cas, soit pour des projets ou autres actions.
Les recours aux nouvelles méthodes de travail, à l’utilisation d’outils récents, particulièrement les technologies de l’information et de la communication, sont de plus en plus développés.
Désormais, l’intégration de stages professionnels en entreprises au cours de la formation est usuelle.
Un accompagnement individualisé
La mission éducative des Grandes Ecoles est de former les élèves, tout en les accompagnant dans leur développement personnel et professionnel : « l’étudiant et son projet » est inscrit au coeur du projet pédagogique de chaque établissement.
L’objectif est de garantir un soutien permanent à l’étudiant en le plaçant en situation de progrès et d'amélioration personnelle constante en termes de connaissances, de compétences comme de comportements.
L’étudiant bénéficie d’un accompagnement individualisé tout au long de son cursus: intégration à des groupes à échelle humaine visant un encadrement de qualité, proximité d’un réseau actif de diplômés, service de relations avec les entreprises, entretiens réguliers avec des conseillers d’orientation professionnelle, etc.
Assurées par des professionnels du monde de l'entreprise et de l'éducation, des séances de coaching apparentées à du parrainage l’aident à élaborer son projet professionnel, à améliorer sa recherche de stages et plus tard, à faciliter son entrée dans la vie active.Une vie associative dense
Intégrer une grande école est également l’occasion pour les étudiants de s’engager dans une vie associative dense.
C’est un investissement qui apprend aux futurs cadres et entrepreneurs à coordonner, à communiquer, à animer un groupe de travail, et à prendre des responsabilités.
C’est aussi une ouverture vers la société, par son engagement, par exemple, pour un projet humanitaire ou une action citoyenne…
Certaines associations se trouvent bien dotées en locaux ou même en subventions par les écoles. « L’associatif » est parfois même intégré et reconnu dans le cursus.
Ainsi, l’EM Lyon offre la possibilité aux étudiants qui s’investissent dans une association de faire leur cycle d’études en quatre années au lieu de trois. Cet investissement associatif est également encouragé par le biais de tutorat des enseignants (INSA).
Dans de nombreux cas, une liaison est assurée par l’administration qui joue le rôle de co-financeur, d’arbitre ou de conseil.
Par ailleurs, l’activité associative est une vitrine de l’école.Une sélection à l’entrée
Les élèves intègrent les Grandes Ecoles les plus prestigieuses, soit après deux années de Classe Préparatoire, soit via les admissions parallèles. Certaines écoles recrutent directement sur dossier, après le baccalauréat.
Les grandes écoles se distinguent par une forte sélection à l’entrée, ce qui rend cet univers très compétitif. Cette sélection peut s'opérer soit par concours, via les classes préparatoires, soit via les admissions parallèles.
Les écoles les plus prestigieuses recrutent principalement sur concours, après 2 années de Classe Préparatoire.
Une grande majorité de ces écoles se regroupent et présentent des banques d'épreuves communes. Ainsi, en passant un seul concours, les étudiants présentent plusieurs écoles, qui se différencient par leurs critères d'admission, grâce à des barèmes et à des coefficients distincts.
Des écoles recrutent parfois également sur dossier, et l'admission a lieu directement après le baccalauréat.
Dans les deux cas, un diplôme équivalent à un bac + 5 est obtenu.
Enfin, toutes les écoles recrutent également par le biais des admissions parallèles (après un diplôme Bac + 2 ou 3).
Une intégration via un concours après Classe Prépa
Les Classes Préparatoires, dites « Prépas » aux Grandes Ecoles (CPGE), sont des classes d'enseignement supérieur, situées généralement dans les lycées.
Pour la plupart publiques, elles sélectionnent les candidats sur dossier et recommandations après le baccalauréat.
En 2 à 3 ans, elles préparent les étudiants aux concours d'admission des Grandes Ecoles.
La filière scientifique, soit les Classes Prépas « Maths Sup» puis « Maths Spé», prépare aux Ecoles d’ingénieurs, aux Ecoles Normales Supérieures (ENS) et aux Ecoles vétérinaires.
La filière économique et commerciale, dite « prépa HEC », prépare aux concours des écoles de commerce. Elle se décline en voie scientifique, économique ou technologique.
La filière littéraire, soit la Prépa « Hypokhâgne », nommée la 1re année « Lettres Supérieures » , puis « Khâgne , « Première Supérieure » en seconde année, prépare aux concours d’admission des Ecoles Normales Supérieures (ENS), aux Ecoles Supérieures de Commerce et de gestion (ESC), aux Instituts d'Etudes Politiques (IEP) et à l'École Nationale des Chartes.Une intégration via les admissions parallèles
Les classes prépas ne constituent plus l’unique moyen de rejoindre les rangs d’une grande école. Les écoles d'ingénieurs et de commerce ont instauré à la fin des années 70 des admissions dites « sur titre » (AST) ou encore « parallèles ».
Les écoles, dans leur ensemble, intègrent des titulaires d'un bac + 2 en première année, et d'un bac + 3, voire plus, en deuxième année.
Les écoles de commerce les plus prestigieuses telles HEC, ESCP-EAP, Essec, EM Lyon, et Audencia ouvrent uniquement leurs portes en seconde année aux titulaires d'une licence ou d'une maîtrise. Elles concentrent aujourd'hui tous leurs efforts sur le recrutement en admission sur titre d'étudiants étrangers.
Les grandes écoles d'ingénieurs généralistes recrutent à partir de la licence, pour une entrée en première année, et de la maîtrise pour la seconde année. Elles augmentent régulièrement leur nombre d'admis sur titre.
Les écoles d'ingénieurs universitaires sont les plus généreuses puisque environ la moitié de leurs étudiants sortent de la Faculté.Admissions parallèles : un mode d’intégration en progression
Si les Classes Préparatoires sont la source majeure de recrutement des Grandes Écoles, elles utilisent aussi plusieurs autres types de concours pour sélectionner leurs élèves.
Les dispositifs d’admission “parallèles” ou “sur titres” sont en effet très prisés des écoles et des étudiants Bac + 2 à + 4, toujours plus nombreux à choisir cette voie.
Ce mode de recrutement a représenté 27 % des élèves inscrits en première année pour les écoles de management du Chapitre de la Conférence des Grandes, en 2005* : parmi les 6.544 candidats, titulaires d’un diplôme Bac + 2 (IUT, BTS, DEUG) inscrits aux concours Passerelle, Tremplin, Profils et autres concours, 1.900 ont remporté les places offertes.
Des concours sont également proposés aux titulaires d’un diplôme Bac + 3, permettant aux étudiants diplômés d’accéder directement à la deuxième année du cursus. En 2005, 2.033 élèves sur 7.896 candidatures ont été recrutés par cette voie. *
Aujourd’hui, moins d’un élève ingénieur sur deux est issu des Classes Préparatoires.
Enfin, des concours sont réservés aux étudiants étrangers : 25 % d’entre eux sont inscrits en école de commerce et 14,66 % en école d'ingénieurs.
* Livre blanc du Chapitre de la Conférence des Grandes Ecoles, septembre 2006.
La population des Grandes Ecoles
Les Grandes Ecoles ont établi une sélection sévère à l'entrée, se souhaitant par là même, l’un des symboles de l'élitisme républicain. Ce système, basé principalement sur le recrutement via les classes préparatoires, reste cependant inégalitaire.
L’importance de la relation entre l’origine sociale, le diplôme et la destinée sociale a justifié de nombreuses études.
« L’expansion scolaire contemporaine ne s’accompagne pas d’une réduction notable de l’inégalité des chances ; cette inégalité est de plus en plus d’origine culturelle », indiquait l’INSEE, en 1997.
La complexité du système scolaire semble privilégier les familles qui en ont une bonne connaissance. Aussi, le niveau de diplôme des enfants est-il davantage lié à celui du père.
En effet, on constate, des taux d’activité plus élevés chez les parents des élèves admis dans les grandes écoles. Parmi les pères de ces élèves, existe une très forte proportion de cadres supérieurs et de professions libérales.
Une charte, relative à l'égalité des chances dans l'accès aux formations d'excellence, a été signée en janvier 2005 par le ministre de l'Education Nationale, le ministre de l'Emploi, la Conférence des présidents d'Universités, la Conférence des grandes écoles et la Conférence des directeurs d'écoles et de formations d'ingénieurs.
Elle vise à établir des partenariats entre les établissements scolaires situés en zones d'éducation prioritaire (ZEP), les grandes écoles et les universités.
La sociologie des étudiants des Grandes Ecoles
La principale recherche sociologique sur les Grandes Ecoles françaises a été dirigée par Pierre Bourdieu dans les années 70 et 80. Selon lui, l’une des fonctions sociales essentielles du système éducatif dans son ensemble est d’assurer la reproduction de l’ordre social et des inégalités qui le fondent.
Une autre étude sociologique d’envergure a été réalisée sur le thème des grandes écoles par Gilles Lazuech en 1999. Alors que Pierre Bourdieu s’était concentré sur les conditions d’accès à ces institutions (classes préparatoires et concours), Lazuech s’est penché sur l’action pédagogique propre aux grandes écoles françaises, en s’interrogeant sur leur capacité à préserver leur spécificité dans un contexte de mondialisation.
Monique de Saint Martin, ancienne collaboratrice de Pierre Bourdieu, s’est particulièrement interrogée, au cours des années 90, sur la montée en puissance des grandes écoles de gestion. Elle a publié un ouvrage collectif, en 1997, intitulé « Les écoles de gestion et la formation des élites. »
Enfin, quelques monographies ont également été réalisées par des sociologues sur de grandes écoles, notamment celle de Denys Cuche sur l’école des Arts et Métiers, en 1988.
Le recrutement via les classes préparatoires
Les futurs élèves des Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles (CPGE) se recrutent parmi les meilleurs élèves de leur génération. Cependant, tous les élèves n'ont pas la même probabilité d'accéder en classe préparatoire : ceux dont les parents sont enseignants ou cadres supérieurs entrent quatre fois plus souvent que ceux de milieux populaires.
Il y a, dans ce processus de sélection des classes préparatoires, antichambres des grandes écoles, deux forces à l’œuvre : l’origine sociale et l’excellence scolaire, soit l’héritage et le mérite.
En fait, beaucoup n’entrent pas en prépas, alors qu’ils disposent d’un capital scolaire tout à fait comparable à ceux qui y entrent, tout simplement parce qu’ils en ignorent l’existence.
C’est le manque d’information et la méconnaissance du système, auquel s’ajoute l’inhibition psychologique dans certains milieux « les prépas, ce n’est pas pour nous », qui est le principal facteur de sélection négative.
Mais, il n’y a pas de fatalité : Sciences Po Paris et l’université Paris VI annonçaient récemment leur volonté d’installer une école préparatoire aux Grandes Ecoles en Seine-Saint-Denis, département symbole de la précarité sociale.Le recrutement via les admissions parallèles
Phénomène relativement récent qui s’est intensifié dans les années 90, les admissions parallèles sont devenues un processus d’entrée dans les Grandes Ecoles, privilégiées par de plus en plus d’étudiants.
Il s’agit pour l’étudiant d’étoffer son profil en poursuivant des études dans un domaine différent, d’approfondir ses compétences ou tout simplement de recevoir l’estampille d’un diplôme « Grande Ecole ».
Pour les écoles, c’est l’opportunité d’enrichir une population parfois trop homogène, d’accroître la diversité culturelle et favoriser un véritable brassage intellectuel. Aujourd’hui, les écoles de commerce recrutent en admission sur titre jusqu’à 25% d'étudiants étrangers.
Enfin, les partenariats entre les zones d’éducation prioritaire (ZEP) et grandes écoles se développent. L’Institut d’Etudes Politiques a été le premier à se fiancer avec des lycées « sensibles ». Depuis 2001, les conventions d’éducation prioritaire (CEP) permettent à des élèves de ZEP d’intégrer l’institution, sans passer le difficile concours d’accès, sous réserve d’un excellent dossier scolaire. Les points forts des Grandes Ecoles
Les Grandes Ecoles se caractérisent par une forte sélection à l’entrée, un niveau élevé de formation (bac +5), une pédagogie moderne ouverte sur l’étranger et le monde de l’entreprise.
Polyvalentes et généralistes, les grandes écoles offrent aux meilleurs élèves, sélectionnés sur concours ou sur dossier, une formation de très haut niveau, soit l’acquisition de solides connaissances d’une culture pluridisciplinaire, la maîtrise de méthodes et outils de travail les plus récents.
Autonomes, elles disposent d’un projet pédagogique propre, toujours innovant, qui place en priorité le développement des compétences et le comportement des étudiants.
Elles perfectionnent en permanence leur formation en coopération étroite avec les milieux économiques pour s’adapter notamment aux besoins des entreprises, favoriser les stages et les projets de fin d'études.
Grâce à des contrats de recherche et aux transferts de technologie, elles sont à la pointe de l'innovation et de la valorisation de la recherche.
Elles renforcent l'enseignement des langues et l’apprentissage des cultures étrangères.
Outre les stages et séjours à l’étranger, une année d'études hors hexagone est parfois inscrite dans le cursus de l'école, menant quelquefois à de doubles diplômes européens et internationaux.
Une professionnalisation des études
Préparer le devenir professionnel des étudiants, et envisager la formation des métiers émergents, fait partie intégrante des missions des Grandes Ecoles.
Aussi, les relations entre les grandes écoles et les entreprises se sont intensifiées pour réussir parfaitement l’entrée du jeune diplômé dans la vie active.
La professionnalisation des études s’effectue par les échanges permanents reliant les deux mondes, grâce à des passerelles nombreuses et actives: cours assurés par des professionnels extérieurs, contrats de recherche ou commerciaux et partenariats.
Les élèves se familiarisent rapidement avec le monde du travail lors d’étapes clefs d’insertion professionnelle prévues sur l’ensemble du cursus par la majorité des écoles : stages en entreprise, pratique de l’apprentissage, de la formation en alternance ou même d’une année de césure.
En effet, ce sont les méthodes pédagogiques des grandes écoles elles-mêmes, qui provoquent volontairement des ruptures dans le cursus des élèves. Il s’agit d’apprendre aux élèves à s’adapter constamment, à se maîtriser en toute situation, afin les préparer à leurs responsabilités de cadres supérieurs.
De longs séjours à l’étranger
L'international constitue un axe stratégique majeur pour les grandes écoles, notamment pour les Ecoles Supérieures de Commerce (ESC), qui cherchent à répondre aux évolutions macroéconomiques, aux demandes des entreprises et des élèves.
Un cursus à forte coloration internationale constitue également un élément d'attractivité, voire un impératif, sur un marché de l'enseignement de gestion fortement concurrentiel.
Les élèves des grandes écoles de gestion françaises sont bien préparés à des carrières hors de l'hexagone, par des stages ou des années césures dans des écoles ou des entreprises à l'étranger.
Un tiers des écoles propose des filières anglophones, certaines des cursus binationaux avec deux années à l'étranger, comportant des stages et des séjours académiques.
De nombreux accords avec des pays émergents, comme la Chine, l'Australie ou le Mexique se multiplient. D’ailleurs, tous les établissements rendent aujourd'hui possible l'obtention de doubles diplômes.
Enfin, plus des deux tiers des écoles de commerce sont impliquées dans des actions d'ingénierie pédagogique à l'étranger : création de MBA, de filières spécialisées…Des réseaux étendus pour une meilleure insertion professionnelle
L'espace des grandes écoles ne se réduit pas aux seuls établissements et enseignements.
Il est également constitué des organismes, centres de recherche, groupements d’écoles et d’associations professionnelles nationales ou autres, dans lesquelles les écoles sont directement parties prenantes.
Pour chaque grande école, l’intégration de réseaux performants, de partenariats et de conventions, en France et avec l’étranger, garantit l’excellence de sa mission d’insertion professionnelle.
En effet, la politique de réseau touche tous les points importants de la vie des futurs diplômés : formations, programmes de recherche, actions de service public, nouvelles activités pédagogiques, recrutement et débouchés professionnels.
Le réseau des associations d’anciens élèves sont à plus d’un titre, un « plus » indiscutable. favorisant l’insertion professionnelle. Par exemple, si un membre apprend qu’un poste se libère dans sa structure, il en informe immédiatement en priorité ses « camarades ».
La force des réseaux des écoles mobilise ainsi toutes les compétences afin que les anciens élèves soient toujours les premiers acteurs des principales entreprises internationales.
Le coût des études
Le coût des études peut varier du simple au double. Si le coût de la vie est lié au statut d’étudiant, le coût de la scolarité dépend de la nature des études entreprises.
Pour évaluer le coût des études en France, il convient de distinguer les coûts associés aux frais de vie, indépendants de la nature des études, de ceux des coûts académiques, soit les frais d’admission et les droits de scolarité.
Hors frais de scolarité, les principaux postes de dépense d’un étudiant sont le logement l’alimentation, les transports, le téléphone, les soins de santé et d’hygiène, suivis de frais divers : manuels, fournitures, besoins personnels (distractions, habillement,…)
Selon le statut de l’étudiant et les structures d’accueil de l’établissement intégré, le budget mensuel de l’étudiant s’élève de 600 € à 1 200 €.
Les frais de scolarité des écoles d’ingénieurs publiques, relevant de l’éducation nationale ou placées sous la tutelle d’un ministère, sont peu élevés. Les élèves de Polytechnique, de l'ENA et de Normale Sup en sont exemptés.
En revanche, les frais de scolarité des études de gestion sont onéreux car la grande majorité des écoles de commerce sont privées.
Enfin, les études peuvent être financées par les bourses de l'Enseignement Supérieur, les prêts d’honneur accordés par les écoles ou des prêts bancaires. Des allocations de logement peuvent être attribuées.
Le coût de la scolarité
Les frais de scolarité en formation initiale sont peu élevés car les grandes écoles ne facturent pas le coût réel de leur formation aux étudiants. Dans les établissements privés ou public, ce coût oscille entre 5.000 et 20.000 € par an.
Dans les écoles d'ingénieurs publiques, le coût des études est d'environ 380 € par an.
Les frais d'inscription et de scolarité s'élèvent en moyenne à 762 € par an pour les écoles vétérinaires.
La grande majorité des écoles de commerce sont privées. Les frais de scolarité, plus élevés, varient de 4 500 à 7 000 € par an.
Les élèves de Polytechnique, de l'ENA et de Normale Sup ne versent pas de frais de scolarité. Mieux encore, ces étudiants privilégiés perçoivent une rémunération. Il appartient à la volonté de l'Etat de les inciter à entrer dans les plus grandes écoles publiques et de recruter les meilleurs éléments.
D’ailleurs, les élèves de ces établissements sont des fonctionnaires en formation qui s'engagent à servir l'Etat pour au moins dix ans. À défaut, ils doivent rembourser le coût de leur scolarité.
Le coût de la vie
Si le coût de la vie est estimé à un salaire minimum de 1200 € par mois (SMIC) pour vivre en France, le coût de la vie de l’étudiant varie selon son statut, des structures d’accueil proposées par la grande école et de sa situation géographique.
Les frais liés au logement, à l’alimentation et aux déplacements constituent les dépenses les plus importantes.
Quand l’étudiant est logé dans une résidence universitaire et prend ses repas au restaurant de l’école, le coût de vie se divise par deux, soit 600 € par mois.
Parfois, les établissements proposent des logements à prix modérés, de 150 à 350 € par mois.
L’élève peut préférer louer une chambre chez un particulier en pension, qui lui coûte de 250 à 450 € par mois en province, et de 300 à 550 € par mois à Paris.
La colocation qui permet de louer un appartement plus grand et de partager les frais est une solution très prisée.
Si l’étudiant bénéficie de tarifs privilégiés pour ses loisirs, pour le reste, le coût de la vie dépend de son style de vie et du recours aux services offerts par l'école (infrastructures sportives, vidéothèques, bibliothèques, etc.)Le retour sur investissement
Si les entreprises exigent un "retour sur investissement" immédiat des nouveaux diplômés recrutés, les étudiants doivent en retour évaluer le temps nécessaire pour en bénéficier.
La première rémunération moyenne annuelle des diplômés des Grandes Ecoles, d’environ 31 K € est 1/3 plus élevée que les titulaires d’un Bac + 2, mais les frais de scolarité peuvent s’avérer élevés, surtout pour une école de commerce.
Toutefois, du fait d’une bonne insertion professionnelle, le retour sur investissement est souvent rapide.
Par exemple, en moins de trois ans, les frais de scolarité des étudiants des grandes écoles de management sont “remboursés” grâce au différentiel entre le salaire que perçoivent les jeunes diplômés et celui de l'ensemble des diplômés à bac + 5, toutes filières confondues.
Cependant, obtenir un Master spécialisé ou un MBA lors d’une année d’études à l’étranger peut être un cycle onéreux qui triple l’investissement sans tripler dans un premier temps la rémunération future…
Le meilleur retour sur investissement se mesure à la progression de la rémunération qui dépend également du comportement en entreprise, donc essentiellement de sa personnalité.
Les différentes Grandes Ecoles
Sous l'appellation « Grandes Ecoles » sont regroupées les écoles d'ingénieurs, les écoles normales supérieures, les écoles de commerce, et les écoles vétérinaires. Cependant, si ce périmètre est clairement établi, il n'existe pas de liste en tant que telle des grandes écoles.
Le terme désignait au départ un petit nombre d'écoles dont le but était de fournir du personnel aux grands corps, recrutant exclusivement sur concours. Puis, son usage s'est étendu à d'autres d'établissements présentant une grande diversité de niveaux et de modes de recrutements.
Les textes officiels font également référence aux Grandes Ecoles au travers des "Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles".
Cependant, la Conférence des Grandes Ecoles, association professionnelle (loi 1901) financée par l'état, utilise une définition plus large : la grande école ne se restreint pas aux écoles recrutant majoritairement sur les concours préparés par les Classes Préparatoires, à Bac+2.
La désignation « Grande Ecole » s’étend à un certain nombre d'établissements d'enseignement supérieur menant à un diplôme Bac+5 et recrutant majoritairement sur dossier ou épreuves au niveau Bac.
L’histoire des Grandes Ecoles
Depuis la fondation de l’Ecole polytechnique en 1794, de nombreuses grandes écoles, d’ingénieurs puis de commerce, ont été créées afin d’accompagner le développement économique de la France.
« Personne ne doit être reçu dans les fortifications par faveur ou par recommandation. Il faut que le mérite seul et la capacité des gens leur attirent les emplois », jugeait Vauban, qui créa en 1692 un examen pour l'admission au Génie, une des trois armes savantes avec l'Artillerie et la Marine.
C'est ainsi dans l'institution militaire que se trouvent les prémices des grandes écoles à la française.
La Révolution française étend ce système de recrutement à l'ensemble des administrations techniques en suscitant la création de l'Ecole polytechnique, la première « grande école ». Elle recrute et forme des officiers techniques et des ingénieurs de l'État en amont des écoles d'applications.
Au début du XIX e siècle, il devient impératif pour l'industrie française d'accompagner l'ère industrielle et de favoriser le développement des applications pratiques des grandes découvertes scientifiques récentes. De nombreux établissements spécialisés (chimie, électricité, etc.) sont créés.
Les grandes écoles de commerce, dont la première, l'Ecole Supérieure de Commerce de Paris (ESCP), qui ouvre en 1819, sont créées à l'initiative d'associations privées et des chambres de commerce et d'industrie (CCI).
Les premières Grandes Ecoles
L'expression « Grandes Ecoles » est apparue en France à partir de la Révolution, en 1794, avec la création de l'Ecole polytechnique. Certaines écoles d’application, par exemple l’École des Ponts et Chaussées (1747) ou l’Ecole des Mines (1783) sont donc plus anciennes que leur désignation.
Les classes de Mathématiques Spéciales dans les lycées sont créées en 1802. La fondation de l'Ecole normale supérieure (ENS), pour la formation des professeurs, remonte à 1794.
Parmi les grands établissements qui apparaissent au XIX e siècle figurent l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr, l'Ecole navale, l’Ecole nationale des chartes (1821), l'Ecole royale des Eaux et Forêts (1824), l’institution royale agronomique de Grignon (1826), l’ Ecole Centrale qui forme des ingénieurs civils (1829).
L’Ecole Spéciale de Commerce et d’industrie de Paris, la première grande école de commerce, aujourd'hui ESCP-EAP, est créée en 1819.
Après 1945, l'extension, du principe méritocratique à l'ensemble des carrières administratives et économiques supérieures, aboutit à la création de nouvelles écoles pour former les cadres de la fonction publique, dont l’Ecole Nationale d’Administration (ENA), ainsi que des Instituts d’Etudes Politiques (IEP) pour la formation préalable aux concours.La modernisation des grandes écoles
Afin de diminuer le nombre de diplômes et de protéger le titre d’ingénieur, la Commission des Titres d’Ingénieurs est créée en 1934. Elle accorde l’habilitation aux écoles d’ingénieurs avec plusieurs mesures visant à garantir le sérieux des formations dispensées.
Pour favoriser la transparence, la plupart des écoles se regroupent et organisent leurs concours de recrutement en commun. C’est le cas par exemple des Ecoles Centrale-Supélec et Mines-Ponts.
Le développement des écoles de commerce parachève la mise en place dans les années 1960, du système des grandes écoles, tel qu'il existe encore aujourd'hui.
La durée de la formation dans les écoles d'ingénieurs et de commerce se généralise à 3 ans. Les classes préparatoires scientifiques, littéraires et commerciales constituent un passage obligé pour se présenter à leurs concours.
Soucieuses de renforcer leurs liens et leur solidarité, les Grandes Ecoles décident de se regrouper pour promouvoir leur avenir au sein de la Conférence des Grandes Ecoles en 1973.La Conférence des Grandes Ecoles
Crée en 1973, la Conférence des Grandes Ecoles est une association (loi 1901) de grandes écoles d'ingénieurs, de management et de haut enseignement multiple ou spécifique, reconnues par l'Etat, et délivrant un diplôme national sanctionnant au moins 5 ans d'études après le baccalauréat.
Elle réunit 226 Grandes Ecoles, dont 181 sont représentées par des directeurs de grandes écoles françaises, 9 sont associées et 36 correspondantes.
Son rôle est de développer entre les écoles l'information interne, l'entraide et la solidarité, de promouvoir les écoles tant sur le plan national qu’international, de faire évoluer les formations, de développer la recherche, enfin d’effectuer les démarches d'intérêt commun auprès des pouvoirs publics.
Elle accrédite les masters spécialisés (MS), diplômes que seules les écoles membres sont habilitées à délivrer.
Pour être admis en tant que membre de la Conférence, les écoles doivent satisfaire à des critères d'adhésion rigoureux.
Dans un souci d'éthique, la Conférence des Grandes Ecoles se fait un devoir de ne pas divulguer d'information permettant des comparaisons ou des classements entre les écoles participantes.
Les écoles de commerce
Les grandes écoles de commerce forment à la gestion des élèves principalement issus des classes préparatoires. Ces écoles dont les plus réputées font partie de la Conférence des Grandes Ecoles, préparent à l’obtention de diplômes Bac +3 à Bac +5.
Parmi les écoles de commerce, on distingue les écoles de commerce qui recrutent directement après l'obtention du baccalauréat sur concours et proposent une scolarité de 3 à 5 ans, et celles dont l'admission se fait deux ans après le bac, après classe prépa, dont la durée de scolarité est de 3 ans.
Toutes les écoles de commerce recrutent par admissions parallèles ou sur titres les titulaires d’un bac +2 et bac +3, dans tous les cas sur des concours très sélectifs.
Aujourd'hui, il existe un grand nombre d'écoles de commerce de différents niveaux, avec ou sans prépa, plus ou moins prestigieuses.
Les 56 Ecoles Supérieures de Commerce (ESC), dites « consulaires », établissements d'enseignement supérieur majoritairement créées et gérées par les chambres de commerce et d’industrie (CCI) qui recrutent uniquement sur prépa, font partie des meilleures.
Elles délivrent un diplôme visé par le ministre chargé de l'enseignement supérieur.
Parmi les 71 établissements reconnus par l’Etat, membres de la Conférence des Grandes Ecoles, 32 appartiennent au Chapitre des Grandes Ecoles de management.
Avec la mise en place du cursus Licence, Maîtrise, Doctorat, (LMD), les écoles sont habilitées à délivrer des diplômes de fin d’études qui confèrent le grade de Master par l’Etat.Les écoles recrutant sur prépa
Les Ecoles de commerce les plus réputées recrutent après les Classes Préparatoires Economiques et Commerciales (voie scientifique, économique, technologique ou littéraire).
Elles proposent 3 ans d’études après les deux années de prépa.
Les 53 grandes Ecoles Supérieures de Commerce (ESC) appartiennent à cette catégorie. Les 10 ESC les plus cotées sont HEC, ESSEC, ESCP-EAP, EDHEC, EM, AUDENCIA, CERAM.
Seulement 42 écoles, les plus sélectives et les plus convoitées, recrutent les élèves après une prépa HEC.
En effet, les écoles se sont groupées pour recruter leurs élèves par le biais d’un seul et même concours, à travers une formule de banques d’épreuves avec la banque CCIP (Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris) dite « HEC » qui rassemble une trentaine d’écoles de commerce et la banque ECRICOME qui réunit 6 écoles.
Par ailleurs de nombreuses écoles, comme ISG, ESLSCA, ESG, organisent leurs propres concours.
Ces écoles recrutent également par admissions parallèles ou sur titres des titulaires d’un diplôme Bac+2 et Bac+ 3, la plupart par des concours communs : Passerelle, Profils et Tremplin.
Les autres écoles
Les Grandes Ecoles de commerce ne sont pas seulement réservées à une élite.
Aux côtés de celles traditionnellement mises en avant, il existe de très nombreuses écoles, de statut généralement privé (mais pas uniquement), qui, tout en maintenant un niveau de sélection exigeant, sont accessibles.
Elles recrutent les élèves titulaires d’un baccalauréat ou post-baccalauréat, et délivrent, pour les plus solides, un diplôme visé par l'État, de niveau II, pour une durée d’études de 3, 4 ou 5 ans sans classe prépa.
Elles utilisent les concours Acces, Sesame, Team, Pass, Prim, Egc.
Seules deux écoles délivrant un diplôme en 5 ans, avec prépa intégrée après le baccalauréat visé par le ministère de l’Education nationale, sont membres du Chapitre des Grandes Ecoles : l’ESSCA présente à Angers et Paris et l’IESEG à Lille. Elles recrutent par le biais du concours ACCES.
Certes, ces écoles ne sont pas toutes de même qualité. Les plus réputées, soit CeseMed, CESEM Reims, EBP international, EPSCI, ESCE Paris Lyon, IFI et SUP EUROPE CESEC recrutent sur concours SESAME.
Les écoles de la Conférence des Grandes Ecoles (CGE)
Aujourd'hui, les Grandes Ecoles de commerce appartenant à la Conférence des Grandes Ecoles délivrent un diplôme national sanctionnant au moins 5 ans d'études après le baccalauréat.
Les plus prestigieuses intègrent des élèves principalement issus des classes préparatoires économiques et commerciales.
Ces grandes écoles ont mis en place le label "École de management" propre à la CGE, pour se différencier des écoles de commerce de niveaux, de types et de recrutements hétérogènes.
Aussi, certaines ESC de la Conférence des Grandes Ecoles, par ailleurs les seules écoles issues des Chambres de Commerce et d’Industrie, à être estampillées du label "Ecole Supérieure de Commerce" (E.S.C), se sont distinguées en ajoutant leur nom propre.
Au sein de la Conférence des Grandes Ecoles, sur les 71 établissements reconnus par l'Etat, 32 écoles se sont constituées en Chapitre d'Écoles de Management.
Pôle d'excellence, pour recruter les meilleurs candidats, les écoles du Chapitre utilisent deux concours nationaux, celui de la Banque Commune d’Epreuves (BCE) et celui de la Banque d’Epreuves Ecricome, proposée par six écoles. Les écoles d’ingénieurs
Les Grandes Ecoles d’ingénieurs forment des élèves principalement issus des classes préparatoires, après une terminale scientifique ou technologique. Si les écoles les plus réputées délivrent une formation généraliste, certaines peuvent être spécialisées.
La formation en grande école d’ingénieur s'effectue généralement en cinq années après un baccalauréat scientifique ou en trois années après les classes préparatoires. Les Prépas forment plus de la moitié des futurs élèves des écoles d’ingénieurs.
Les diplômes d'ingénieurs sont des diplômes propres aux établissements, mais délivrés sous le contrôle de l'État, via l'habilitation du ministère chargé de l'Enseignement supérieur.
La création d’un titre d'ingénieur et la délivrance du diplôme correspondant, pour chaque établissement privé ou public, dépend de l’avis de la Commission des titres d’ingénieurs (CTI). Elle juge en particulier le programme des cours, le volume horaire et la qualité de l’encadrement pédagogique.
Parmi les 226 établissements écoles ou formations d'ingénieurs, ¾ sont des établissements publics.
Au sein de la Conférence des Grandes Ecoles, qui réunit 145 écoles d'ingénieurs, 104 établissements sont des établissements publics.
Depuis 1999, dans le cadre des accords de Bologne sur la réforme LMD, le grade de Master est conféré par l'État à tout titulaire d'un titre d'ingénieur diplômé.
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EFFECTIFS DES PRÉPAS SCIENTIFIQUES
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| 1ere année |
2006-2007 |
2005-2006 |
2004-2005 |
| MPSI |
8 127 |
8 348 |
8 033 |
| PCSI |
8 100 |
8 110 |
7 883 |
| PTSI |
2 736 |
2 710 |
2 701 |
| BCPST |
3 025 |
3 024 |
3 389 |
| TSI |
781 |
756 |
742 |
| 2e année |
2006-2007 |
2005-2006 |
2004-2005 |
| MP/MP* |
6 328 |
6 483 |
6 323 |
| PC/PC* |
5 354 |
5 365 |
5 333 |
| PSI/PSI* |
5 408 |
5 359 |
4 738 |
| PT/PT* |
2 638 |
2 628 |
2 560 |
| BCPST |
2 736 |
2 659 |
1 766 |
| TSI |
632 |
651 |
676 |
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Les écoles généralistes
Pour la Commission des Titres d’Ingénieurs (CTI), tout cursus ingénieur doit comporter une formation générale comprenant des langues étrangères, des sciences économiques, des sociales et humaines. Une approche concrète des problèmes de communication, ainsi qu’une réflexion éthique sur le métier d’ingénieur est également appréhendée.
Le choix d’une école d’ingénieur se détermine, dans les faits, en premier lieu, sur la notoriété de l’établissement plus que sur sa spécialité.
D’ailleurs, les écoles les plus prestigieuses sont généralistes et enseignent aussi bien la physique que l’informatique ou les sciences de l’ingénieur…
Enfin, il faut prêter attention aux « faux-amis » car en pratique, les intitulés des écoles ne reflètent pas toujours la réalité de leur contenu pédagogique : les Ecoles des Mines ne prédestinent pas leurs futurs diplômés à travailler dans les charbonnages ou la sidérurgie, de même que Supélec ne forme pas spécifiquement des ingénieurs électriciens…
Si Sup Aéro, prépare des ingénieurs destinés au monde aéronautique et spatial, elle forme d’abord des ingénieurs généralistes qui peuvent faire carrière dans les métiers de la banque, du conseil et de l’industrie. Les écoles spécialisées
Théoriquement, nombreuses sont les écoles qui forment des spécialistes dans leur domaine scientifique et technique. Pourtant, il n’existe aucune liste officielle des écoles spécialisées en chimie, informatique, aéronautique, électronique, etc. Toutes ces écoles indiquent enseigner à la fois toutes ces matières.
Pourtant, même si la notoriété de l’école n’est pas à négliger, il est dommage pour un étudiant de suivre des études poussées en aéronautique s’il envisage d’étudier la biologie…
En fait, les responsables des études préfèrent utiliser le terme de « dominante » ou de « majeure » pour qualifier la spécialisation donnée à leur formation. Cette spécialisation intervient souvent à partir de la dernière année et accorde aux diplômés une compétence particulière dans un domaine.
Les écoles dites « prépa intégrée » permettent souvent, néanmoins, de choisir une spécialité dès les premières années. C'est le cas des INSA, des Universités de Technologie, de l'EPF et de l’HEI.
Enfin, une trentaine d’écoles spécialisées dans le domaine des sciences de la vie recrutent les élèves de préparations spécifiques biologiques ou chimiques, soit par le biais de concours communs ou de façon autonome.La Commission des Titres d’Ingénieurs
Créée par la loi du 10 juillet 1934, la Commission des Titres des Ingénieurs (CTI) est relative aux conditions de délivrance et à l'usage du titre d'ingénieur diplômé. Elle protège les titres et garantit le niveau et de la qualité des formations de diplômes.
Auparavant, seulement quelques écoles et titres reconnus par décrets tels qu’ingénieur TPE, ingénieur agronome et agricole étaient protégés.
L’organisme, chargé des formations d’ingénieurs est dépendant du Ministère de l’Education nationale, mais sa vocation est interministérielle: 7 ministères ont des écoles d'ingénieurs en tutelle.
La Commission est composée de 32 membres bénévoles nommés par cooptation, qui sont représentants d'écoles, professionnels, ou syndicats.
Elle a pour mission d'étudier toute question relative à l’enseignement des ingénieurs, quel qu'en soit le domaine. Ainsi, toute formation reçoit de la CTI une habilitation d'une durée maximale de six ans renouvelable, à l’issue d’une évaluation détaillée.
Enfin, la CTI peut intervenir de sa propre initiative pour procéder à une inspection dans un établissement afin de vérifier le contenu et les conditions d'organisation de la formation.Classements et homologations
Les homologations et autres classements permettent aux futurs élèves et recruteurs de se repérer dans la jungle des formations. À l’heure de la mondialisation, la reconnaissance internationale revêt une importance capitale.
École bien ou mal classée, détenant le label X ou Y, diplôme homologué... Difficile pour les étudiants de décrypter la signification de ces reconnaissances !
Les classements, réalisés par les grands magazines économiques et d'orientation, ont pour objet de fournir les informations nécessaires aux étudiants pour le choix de leur Ecole, et aux responsables d’entreprises pour la sélection de leurs futurs collaborateurs.
Les méthodologies sont sujettes à caution et sont régulièrement remises en cause par les écoles, y compris par les plus grandes.
L’homologation des titres s’apparente à un indicateur associant un niveau d’études au titre du diplômé validé. Elle est délivrée par le ministère des Affaires Sociales, du Travail et de la Solidarité pour une durée déterminée. Seule sa publication au Journal Officiel la garantit.
On distingue, les labels d’Etat et les labels professionnels français, notamment le label de la Conférence des Grandes Ecoles et la certification ISO 9001, et les accréditations internationales faisant autorité en matière d’évaluation des établissements d’enseignement de management.
Le classement 2007 des Grandes Ecoles
Chaque année, les grands magazines économiques et d'orientation font paraître des classements ou des palmarès sur les grandes écoles.
En décembre 2007, le palmarès réalisé par le magazine Le Point, confirme le top 5 traditionnel des écoles de commerce françaises : HEC, ESSEC, ESCP-EAP, EM Lyon et l'Edhec.
Le classement repose sur plusieurs critères d’évaluation dont l’ouverture internationale, le niveau des salaires à l'embauche, le niveau d’exigence du recrutement, les partenaires étrangers, la recherche, etc.
Le "Financial Times", place 7 grandes écoles de commerce françaises au top 10 européen avec HEC en tête du classement. Ce "classement des classements" synthétise cinq classements consécutifs réalisés en 2007.
Les palmarès des écoles d’ingénieurs, publiés notamment dans "Usine Nouvelle", et "Industrie et Technologies" se fondent sur les ressources des écoles, la situation des diplômés, la stratégie internationale, l’innovation, les relations avec l’industrie et l’implication dans la création d’entreprise.
Traditionnellement, le top 5 est composé de l’Ecole centrale de Paris, l’Ecole polytechnique, l’Ecole des Mines de Paris, Supélec et l’Ecole nationale des Ponts et Chaussées (ENPC Paris). LMD : les trois niveaux de sortie
Avec l’adoption du schéma LMD (Licence Bac +3 Master Bac+ 5 Doctorat Bac+8) en 1999, les Grandes Ecoles délivrent un diplôme de fin d’études de niveau Bac +5, avec le grade de Master, le référent au niveau européen.
Ainsi, un certain nombre d'établissements au niveau Bac+5, notamment les Instituts d'Etudes Politiques se sont repositionnés pour proposer une formation totale de 5 ans, soit trois ans de formation pluridisciplinaire et deux ans consacrés à une spécialisation, avec éventuellement une année à l’étranger.
La concurrence à ce niveau de sortie (Bac+5) s’est ainsi renforcée et accélérée.
La montée en puissance de l’offre de 3 e cycle est venue faire face à l'ouverture du marché de l'enseignement supérieur à la concurrence internationale dans tous les types d’écoles.
D’ailleurs, l'appel aux entreprises pour financer des programmes de formation n'est plus un tabou pour les écoles qui souhaitent se distinguer, et gagner en légitimité.
Enfin, si les étudiants des écoles d’ingénieurs et de management qui délivrent déjà le grade de Master (38 sur 42) veulent ensuite intégrer un Doctorat, il leur faut décrocher le diplôme de Master Recherche.
Les homologations
Au sein du système français, la distinction suprême est la reconnaissance par l'Etat de l'établissement et du diplôme.
Les diplômes des Grandes Ecoles de commerce sont visés par le Ministère de l'Education nationale, alors que ceux des écoles d’ingénieurs sont reconnus par la Commission des Titres d'Ingénieurs, organe du Ministère de l'Education nationale.
Des labels professionnels sont également décernés aux écoles les plus méritantes :
Le label de la Conférence des Grandes Ecoles, fait autorité en matière d’évaluation des enseignements de niveau bac +5 reconnus par l’État.
Aussi, la certification ISO 9001 témoigne de la qualité d’un programme de formation et du dynamisme de l’école sur le plan professionnel.
Les accréditations internationales sont de véritables cartes de visite auprès des entreprises : le label EQUIS (European quality improvement), sacrant la stratégie et la qualité des formations d’une école pour cinq ans, le label américain AACSB (Association to advanced collegiate schools of business) validant la performance de cursus exigeants et le britannique AMBA (Association MBA’s) distinguant les programmes MBA de haut niveau, sont les plus convoitées. Une grande école et après ?
Les anciens élèves des grandes écoles sont généralement très courtisés par les entreprises, pour la qualité de leur formation, leur capacité de travail et leur « formatage professionnel. »
Ils sont en effet rompus aux cas d’entreprise, au travail de groupe, aux méthodes de travail les plus performantes grâce à des stages répétés en entreprises et sont donc facilement adaptables.
Les Directeurs des Ressources humaines savent qu’un étudiant d’une grande école sera rapidement opérationnel !
Les ingénieurs s'orientent généralement vers les industries ou la recherche.
Les anciens élèves des écoles de commerce accèdent aux fonctions commerciales, marketing ou financières des entreprises.
Tous peuvent être également tentés par le conseil ou la finance.
Enfin, les anciens élèves peuvent choisir de faire carrière hors des frontières françaises.
Sortir d’une grande école, surtout si elle est partenaire d’un établissement étranger ou bénéficie d’une accréditation prestigieuse, est une valeur reconnue à l’international.
Les débouchés professionnels
L’année 2006 est une bonne année pour les jeunes diplômés. Les secteurs privilégiés par les ingénieurs sont l’industrie et les technologies de l’information. Les diplômés des écoles de commerce sont, plus que jamais, attirés par les métiers du conseil et de la finance.
Les résultats 2006 de l’enquête sur l’insertion des jeunes diplômés, menée par la Conférence des Grandes Ecoles (CGE), marquent une réelle embellie après trois années difficiles.
En effet, le nombre de diplômés en recherche d’emplois a chuté pour situer à nouveau le taux net d’emploi aux niveaux enregistrés en 1997. Aussi, en plus d’une accélération de l’insertion professionnelle, le salaire brut moyen annuel est à la hausse.
L’industrie automobile, aéronautique, navale et ferroviaire reste le secteur privilégié des diplômés des écoles d’ingénieurs avec 20% des recrutements.
Le secteur des technologies de l’information assure quant à lui près de 14% des recrutements devant le secteur du BTP et de la construction (8,1%) et les sociétés d’études et de conseil (7,9%).
L’industrie chimique et pharmaceutique ne réalise plus que 3,5% des recrutements d’ingénieurs.
En ce qui concerne les sortants des écoles de management, les cabinets d’audit, les sociétés d’études et de conseil et le secteur de la banque et de l’assurance, ont recruté plus de 2 diplômés sur 5.
L’industrie agroalimentaire et le secteur du commerce et de la distribution ont attiré moins de diplômés cette année.Les taux d’embauche des diplômés
Les recrutements de jeunes diplômés sont plus que jamais nécessaires à l’économie du pays pour soutenir la croissance et contrer les premiers effets du vieillissement de la population, et donc des départs à la retraite.
Aussi, 80% des étudiants diplômés des grandes écoles en 2005 ont un emploi en 2006, selon l'enquête annuelle de la Conférence des Grandes écoles (CGE).
Cela représente une progression de 5% par rapport à la promotion précédente.
Le taux d’embauche retrouve ainsi les niveaux enregistrés sur la période 1997-1998 au moment de la reprise économique de la fin des années 90.
Il atteint notamment 82% pour les diplômés des écoles de commerce et de 79,1% pour les ingénieurs, même si ces derniers ont mieux profité cette année de l’offre globale d’emploi.
On remarque cependant une différence selon le sexe : si 82,2% des hommes diplômés ont un emploi en 2006, seules 76,4% des femmes peuvent en dire autant.
Enfin, trois étudiants sur quatre de la promotion de 2005 ont trouvé un emploi dans le mois de leur sortie de l'école. Aussi, 2 diplômés sur trois déclarent avoir une activité professionnelle.
Les salaires des diplômés
Le salaire moyen d'embauche des jeunes diplômés s'établit en 2006 à 30.900 euros par an, 2% de plus que la promotion précédente, selon l’enquête annuelle de la Conférence des Grandes Ecoles sur l’insertion professionnelle des diplômés de la promotion 2005.
Il est plus élevé pour les diplômés d'écoles de commerce (33.320 €) que pour les diplômés d'écoles d'ingénieurs (30.900 €).
Ce sont les diplômées des écoles d’ingénieurs qui bénéficient de l’augmentation la plus élevée avec + 3,6%, contrairement à leurs homologues masculins (+1,8 %).
Les diplômés des écoles de management, de sexe masculin, bénéficient du salaire moyen le plus élevé, soit 33 320 €.
Ce salaire moyen ne prend pas en compte le niveau généralement plus élevé (de +15% à +20%) des salaires perçus à l’étranger.
Le palmarès 2006 des écoles de commerce, établi par le magazine L'Etudiant en partenariat avec l'Express confirme le top 5 traditionnel des meilleures écoles avec des salaires d’embauche qui s’échelonnent de 33 700 à 39 600 €.
Un jeune diplômé d’une école de commerce de province devrait compter entre 28 500 et 33 400 €, soit 30 % de moins.Mon insertion professionnelle : portrait d’un jeune diplômé
Originaire du Var, Nicolas, son Bac Technologique STT en poche, est motivé pour intégrer une Classe Préparatoire aux Grandes Écoles d'Enseignement Commercial, voie technologique, dite « Prépa HEC technologique », à Nice. Il sait que les candidats aux concours des écoles de commerce de sa filière ont les meilleures chances d'intégrer dans de bonnes conditions une école cotée…
Heureux lauréat, Il choisit l’INSEEC de Bordeaux pour la qualité de vie mais surtout, celle de l’enseignement, reposant sur une puissante dynamique d’action, en relation avec les entreprises.
« Avec l’expérience de trois mois de stage dans le secteur bancaire en Ecosse, puis un stage de vente la seconde année chez un important distributeur français, je me suis orienté vers la Finance ». Une « Summer Session », dans un campus près de Boston, le passionne pour « l’ouverture d’esprit et l’apprentissage de nouvelles méthodes de travail.».
Lors de sa dernière année, après un trimestre de cours, il conduit une mission de contrôle de gestion de six mois à la Direction du Sud Ouest de la BNP, qui lui permet de soutenir avec succès son mémoire.
À la sortie de l’école, lui faut moins de six mois pour trouver l’emploi qu’il convoite, grâce à une candidature spontanée ciblée, adressée par courriel. Recruté pour un poste de chargé d’affaires au Crédit Mutuel, on lui propose rapidement en interne un poste d’inspecteur auditeur.
Nicolas est satisfait : « 30 K€ annuel, c’est une rémunération correcte pour un premier emploi intéressant, je n’ai que 26 ans !» D’ailleurs, Il ne manque pas d’ambition, et reste ouvert à toute opportunité, notamment celle d’un MBA… Une progression de carrière
Les jeunes diplômés sont recherchés pour leur formation et leur capacité à travailler à l’international. Leur progression de carrière est souvent rapide, mais les qualités personnelles supplantent rapidement le diplôme dans l’accession aux plus hautes fonctions.
Les jeunes diplômés des Grandes Ecoles rejoignent en priorité, grâce notamment aux réseaux d’anciens élèves, de grands groupes.
Pour la majorité d’entre eux, l’insertion professionnelle est réussie et rapide.
En outre, les salaires d’embauche sont élevés et la progression de carrière enviable.
Toutefois, si un haut niveau d'étude accélère la carrière, il ne permet pas d'accéder directement aux plus hautes fonctions.
Le diplômé est jugé avant tout sur ses qualités personnelles. Les entreprises recherchent prioritairement des hommes ouverts d’esprit, sensibles aux différences culturelles, et, éventuellement, motivés par une expérience d’expatriation.
La progression de carrière est, en général, plus rapide pour les diplômés qui font preuve de mobilité géographique.
Ainsi, l'implantation des grands groupes à l'étranger crée de nombreuses opportunités à l’international.L’insertion professionnelle des diplômés
Chaque année, depuis 1993, la Conférence des Grandes Ecoles (CGE) publie les résultats de l’enquête sur l’insertion des jeunes diplômés.
En 2006, le taux net d’emploi des diplômés de la promotion 2005 s’établit, toutes écoles confondues, à 80%.
Ils ont trouvé un emploi plus rapidement : 75% en moins de 2 mois après la sortie de l’école (72% en 2005) et 8% après 4 mois, contre 10% en 2005, et dans un délai plus court : 1,2 mois contre 1,3 mois en 2005.
Aujourd’hui, les diplômés en recherche d’emploi représentent un peu moins de 16,5% des diplômés sortis des écoles en 2005.
Les femmes sont chaque année proportionnellement plus nombreuses à rechercher un emploi que leurs collègues masculins…
Si on constate une diminution des CDI (76% contre 75 % en 2005) et des CDD (18% contre 19% en 2005), les recrutements sont compensés par des CNE (2%).
7 recrutements sur 10 se sont réalisés par le biais des stages ou projets de fin d’études (33%), par des sites internet (23%) ou par des candidatures spontanées (13%).
L’adéquation « projet professionnel/emploi proposé » présente à 45% le critère principal de recrutement motivant le choix du diplômé. Le rôle des réseaux
Le réseau des anciens élèves est à la fois un instrument de gestion de carrière pour l’individu et pour l’entreprise.
Si le réseau vaut par la qualité, le dynamisme, l’engagement de ses membres, mais aussi la réputation des formations dispensées par l’école, sa capacité à être un soutien au fil des carrières en fait la force.
En effet, un réseau doit être au service de ses membres et de chacun en particulier, mais dès lors que l'on parle d'un réseau professionnel, il apporte beaucoup aussi à l’entreprise qui l’utilise pour recruter.
Un recrutement sur 10 de jeunes diplômés se fait par ce biais, et c’est sans compter les recrutements par la voie des stages qui, bien souvent, relève de la même approche.
Les anciens élèves, les entreprises et les écoles ont donc de bonnes raisons de se préoccuper des réseaux, créateurs et catalyseurs d’opportunités, de les suivre, et de les encourager.
D’ailleurs, le premier réseau commun d’anciens élèves (www.manageurs.com) regroupant HEC, Polytechnique, Centrale Paris et ENSAE est maintenant ouvert aux recruteurs potentiels.Les « top managers » issus de Grandes Ecoles
C’est par la valeur des diplômés que se forge la réputation d’une école.
Depuis la création de l’« X » en 1794, la liste des anciens élèves des grandes écoles ayant marqué le monde des affaires ne cesse de s’allonger.
27 des quarante dirigeants du Cac 40 ont étudié au moins dans cinq des plus prestigieuses écoles (15 X, 9 HEC, 9 ENA, 6 IEP, 4 Mines), dont 22 à avoir cumuler deux formations de prestige, par des études scientifiques ou littéraires poussées, conjuguées notamment à une école de commerce.
Ainsi, les PDG de Renault, Thalès, Total sont diplômés de l’école Polytechnique puis de l’école des Mines, ceux d’AXA, BNP Paribas, EADS, et Lafarge, ont commencé à l’ENA pour poursuivre à HEC. D’autres ont choisi Sciences Pô pour faire l’ENA, c’est le cas de Vinci, Société Générale et Gaz de France.
Parmi les top managers préférés des Français figure le PDG de Saint Gobain qui cumule 5 diplômes de grandes écoles, et la Présidente d’AREVA, diplômée des Mines et de Normale Sup.
Les top managers, souvent issus de grandes écoles, reviennent souvent y enseigner.
Le corps professoral d'HEC Entrepreneurs ne comptent pas moins de 300 intervenants actuellement à la tête de grandes entreprises. Les poursuites d’études possibles
Aujourd’hui, les jeunes diplômés ont plus de facilités pour poursuivre leurs études à l’étranger ou acquérir une spécialité qui viendra compléter leur diplôme initial. Les entreprises recherchent actuellement ces titulaires d’une double formation.
Le système français d'enseignement supérieur, formé par les classes préparatoires et les grandes écoles et sanctionné par un diplôme d'établissement, est demeuré très longtemps complètement déconnecté du système des grades universitaires nationaux.
Ce n'est qu'en 1999, à l'occasion de la création du grade de Master, que l'ensemble des titulaires d'un diplôme d'ingénieur, ou d'un diplôme de fin d'études, d'un IEP ou de certaines écoles de commerce se sont vues reconnaître le droit de recevoir un grade universitaire par l'Etat.
Cette standardisation qui permet plus de transparence, notamment avec les systèmes internationaux, traduit le goût des entreprises pour une double formation, et incite les jeunes diplômés à poursuivre leurs études.
En 2006, environ 13,5% de diplômés des grandes écoles ont choisi cette voie.
La moitié des diplômés des écoles de management qui poursuivent leurs études s’inscrit en Master professionnel. Pour les ingénieurs, les Masters de Recherche, les Masters Spécialisés et les doctorats sont les plus attractifs…
Quant aux MBA, leur succès s’explique par une parfaite adéquation entre une formation pratique et qualitative adaptée aux besoins du marché. Il s’adresse de préférence aux candidats qui ont plusieurs années d’expériences professionnelles… Les diplômes universitaires : Masters et doctorats
La poursuite des études est une décision importante dans la vie de l’élève, particulièrement pour faire aboutir un projet professionnel.
Dans le cadre de la réforme LMD (Licence Master Doctorat), le Master Recherche et le Master Professionnel, dignes héritiers des DEA et du DESS, sont les nouveaux grades de l’enseignement supérieur.
Ils sont également des diplômes universitaires par excellence.
Les élèves qui souhaitent s’orienter vers la recherche peuvent effectuer un Master Recherche, après ou durant leur dernière année à l’Ecole, au sein des unités de recherche des Universités.
Les étudiants peuvent préférer un Master professionnel pour s’octroyer une qualification universitaire reconnue, une double compétence ou une spécialisation dans un domaine précis, par exemple s’il choisit une carrière dans l’enseignement.
Les étudiants peuvent décider d’acquérir ces Masters dans une université étrangère dans le cadre des programmes d’échanges entre leurs écoles et leurs partenaires académiques étrangers.
Les étudiants ont la possibilité de poursuivre en doctorat. La préparation du doctorat, qui s’effectue généralement en 3 ans, conduit à la soutenance d’une thèse.Après les Grandes Ecoles: Masters Spécialisés et MBA
Les Mastères Spécialisés (MS), accrédités par la Conférence des Grandes Ecoles, recrutent des candidats qui possèdent déjà un équivalent Master, soit un bac + 5.
Formations de troisième cycle d’une durée d’un an destinées à former les cadres de haut niveau, elles délivrent une spécialisation pointue ou une double compétence, avec un stage en entreprise. Attention, il s’agit d’un label de qualité et non pas d’un diplôme.
Édifié sur des niches d’emploi, un Master Spécialisé répond prioritairement aux besoins spécifiques de compétences des entreprises. Il bénéficie ainsi d’une solide réputation auprès des recruteurs comme des candidats toujours plus nombreux à postuler auprès des 380 formations proposées.
Les Masters Spécialisés dits « pré expérience » sont proposés par les Ecoles de commerce, à HEC, ESSEC, ESCP, EM Lyon, ESC, et consoeurs européennes, par des Ecoles d’ingénieurs telles ENST, SUPELEC, INT, et des Universités, notamment à Sciences Pô, Dauphine, ou auprès des IAE.
Il existe cependant des Masters Spécialisés en Sciences (MSc) accessibles à des titulaires Bac+4 dont la majorité des formations se déroulent au sein d'écoles de commerce et un tiers en écoles d'ingénieurs. Aujourd’hui, 30 MSc sont accréditées par la Conférence des Grandes Ecoles.
En revanche, les diplômes MBA (Master in Business Administration), dits « post-expérience » requièrent plusieurs années d’expérience professionnelle.
La formation MBA, née aux Etats-Unis, dédiée par excellence à la gestion à l’international, très convoitée par les diplômés et les cadres expérimentés en quête de fonctions de direction ou de responsabilités à l’étranger, est une référence sur le marché de la formation internationale.
Si le MBA n’est pas un titre protégé, les accréditations de type AMBA, AACSB, et EQUIS qui lui confèrent la garantie de qualité des programmes. Pourquoi poursuivre ses études ?
Dans un contexte de compétitivité accru, avec un niveau d’entrée dans la vie active qui ne cesse de s’élever, et des critères de recrutements de plus en plus sélectifs, poursuivre ses études, en ajoutant des « flèches à son arc », semble la meilleure arme pour intégrer le marché de l’emploi.
Aussi, acquérir une spécialité pour se former au métier auquel on s’est destiné, ou une double compétence pour accroître ses capacités, notamment par la valorisation d’une année d’études à l’étranger pour se doter d’un profil international, crée de nouvelles perspectives de carrière.
Master Recherche, Pro, Spécialisé, doctorat ou MBA offrent ainsi la possibilité d’accéder à des postes prisés, avec l’assurance d’exercer des fonctions à hautes responsabilités, particulièrement de management, avec des rémunérations supérieures.
Si le nouveau système LMD propose de nombreuses spécialisations, particulièrement à l’étranger, de nouvelles formations proposées en alternance permettent aux jeunes diplômés de mettre un pied dans la vie professionnelle tout en continuant leurs études.
Aujourd’hui, 200 établissements, écoles et universités proposent plus de 1000 formations.
Si les filières sélectives des Grandes Écoles, certes onéreuses quand elles sont privées, offrent des diplômes de qualité, les débouchés sont excellents… Dans ces dossiers Osez une grande école ! se propose de faire le point sur l'une ou l'autre des grandes préoccupations du moment ou des débats en cours dans les grandes écoles. Il faut dire que tout ce qui intéresse la société dans son ensemble à propos de la formation des jeunes, des besoins de l'économie, du devenir des savoirs ou des transformations de l'attente sociale est souvent débattu dans les enseignements et fait partie des sujets de réflexion des dirigeants des Grandes Écoles. Les élèves prennent souvent d'ailleurs une part active à ces réflexions. Nous synthétiserons progressivement ici l'essentiel de ces réflexions.
Ce que les futurs bacheliers pensent des grandes écoles
À la demande de Hobsons et Microsoft, l’institut de sondage Trendence, spécialiste de l’emploi et des formations, a mené en avril et mai 2007 une enquête sur la manière dont les bacheliers perçoivent les grandes écoles.
Cette enquête quantitative et anonyme a été réalisée en ligne. 4 796 lycéens, passant leur bac cette année-là, y ont répondu. Ils sont en majorité de sexe féminin (62,9 %) et en voie scientifique (50,3 % contre 22,6 %, 13,8 %, 13,3 % respectivement pour les voies économique, littéraire et autres).
L’orientation et ses raisons
Le bac ne représente plus aujourd’hui qu’un moyen d’accéder aux études supérieures, il n’est plus une fin en soi : plus de 97 % des interrogés envisagent de poursuivre leurs études.
L’enquête révèle que ces lycéens envisagent d’intégrer à proportion égale une grande école, une université ou une filière de formation de courte durée (autour des 32-33 %).
On distingue trois types de grandes écoles : les écoles de commerce, les écoles d’ingénieurs et toutes les autres grandes écoles (Archi, vétérinaire, écoles d’art, etc.).
Le choix de ces futurs bacheliers se porte d’abord vers les écoles ingénieurs (42 %), puis les autres écoles (34,5 %) et enfin les écoles de commerce (24 %). Mais de fortes disparités existent entre les sexes. Les filles se tournent d’avantage vers les autres écoles (47 % contre 19 %) et sont plus nombreuses à envisager une école de commerce (28 % contre 16,5 %). Les garçons, quant à eux, plébiscitent largement les écoles d’ingénieurs (plus de 64 % contre 25 %).
Les futurs bacheliers ne désirant pas intégrer une grande école invoquent les raisons suivantes : la cherté des études, l’élitisme de ces formations et le niveau trop élevé exigé. Les aspirants universitaires estiment surtout que leur spécialité de prédilection n’y est pas enseignée. Quant aux jeunes briguant des formations courtes, ils ne pensent pas avoir le niveau et jugent la durée d’études trop longue.
Une attente forte des bacheliers
Environ 60 % des futurs bacheliers estiment que la principale mission des études supérieures est de les former à un métier. Le pourcentage devient nettement significatif s’agissant des lycéens envisageant des formations de courte durée : plus de 72 %. Les futurs managers se distinguent ici car ils privilégient la reconnaissance du diplôme à la formation à un métier. Autres attentes importantes pour plus d’un lycéen interrogé sur trois : le développement intellectuel et personnel, la reconnaissance du diplôme.
Les futurs bacheliers ont des attentes fortes concernant leur futur établissement. La première est la délivrance d’un diplôme d’Etat, soit un diplôme reconnu par la profession. À peu près 80 % des répondants attendent de leur établissement : un taux de réussite, un accompagnement et un suivi personnalisés, une ouverture à l’international, etc., avec un désir plus marqué s’agissant des aspirants aux écoles de commerce, compte tenu de la promesse d’excellence que celles-ci renvoient.
Tous les futurs bacheliers ont des exigences fortes en matières de services informatiques : PC en libre-service, accès Wi-Fi, fourniture d’un ordinateur, etc. Un résultat qui reflète notre société actuelle, où l’informatique occupe une place prépondérante.
La grande école jouit d’une image positive
Les futurs bacheliers, à plus de 80 %, ont une image positive de la grande école et ce principalement en raison de la formation qu’elle offre : ouverture à l’international, excellence de son corps professoral, rigueur et volume dans le travail requis, des formations innovantes, proximité des entreprises.
Ce qui n’empêche pas l’enquête de souligner ses points négatifs. On lui reproche son manque d’ouverture sociale (70 %), son élitisme (50%), sa cherté (42 %). En tête des détracteurs, les aspirants universitaires, qui sont aussi les premiers à émettre des idées fausses : ils sont ainsi 77 % à juger l’enseignement des grandes écoles comme très théorique ou 60 % à croire qu’il est impossible d’y suivre une formation en alternance.
La comparaison grande école – université a donné lieu à un « match » largement remporté par la première catégorie. Même les futurs bacheliers se destinant à l’université la plébiscitent et lui attribuent plus de qualités ! Pour plus de 85 % des lycéens envisageant l’un de ces deux types de formation, la grande école est valorisante, professionnalisante, intellectuellement exigeante, dotée d’un enseignement de très bonne qualité, débouchant rapidement sur un emploi, etc. Elle prépare mieux à l’international et ses diplômes y sont d’ailleurs mieux reconnus. Mais 97 % des répondants lui reprochent sa cherté. Les futurs universitaires critiquent l’individualisme qui y règne, le manque d’épanouissement qu’elle procurerait et, à tort, son manque d’adéquation avec le système LMD.
L’apprentissage reconnu mais encore méconnu
L’apprentissage est connu par la majorité des lycéens et largement reconnu comme une formation efficace alliant théorie et pratique (à 90 %), offrant de meilleurs débouchés professionnels (à 60 %), un moyen de financer ses études supérieures (à 88 %). Cependant, 25 % des aspirants aux grandes écoles qualifient ce type de diplôme comme étant au « rabais » et environ 40 % le jugent pénalisant car il empêcherait d’effectuer des stages dans différentes entreprises.
Malgré sa reconnaissance, l’apprentissage dans les grandes écoles est encore méconnu : plus d’un futur bachelier sur deux croient en effet qu’il est impossible d’y obtenir un diplôme en alternance.
Ce que les étudiants pensent de leur grande école
Cette même année 2007, l’institut Trendence est à l’origine d’une autre enquête, extraite du « Baromètre étudiants 2007 » réalisée en novembre 2006 et janvier 2007, destinée à montrer ce que les étudiants pensent de leur grande école. 11 036 étudiants en deuxième et troisième année d’école de commerce et d’ingénieurs ont répondu à cette enquête quantitative online et anonyme. Les résultats obtenus montrent que les grandes écoles répondent à la majorité des attentes des lycéens.
Des étudiants optimistes sur leur avenir professionnel
Les étudiants sont optimistes sur leur avenir professionnel : plus de 65 % d’entre eux affirment ne pas se faire de souci à ce sujet, à tel point que les deux tiers n’envisagent pas de sacrifier leur vie privée pour leur vie professionnelle. Notons que les étudiants managers se montrent plus enclins à privilégier leur vie professionnelle. S’ils sont confiants sur l’avenir, c’est que près de 70 % des étudiants ingénieurs et plus de 80 % des étudiants managers s’estiment très bien préparés par leur formation !
L’enquête révèle une notion importante aux yeux des étudiants : le travail comme facteur de bonheur. En effet, environ 95 % des étudiants interrogés affirment que le travail et le sens qu’ils y trouvent contribuent à leur bonheur personnel.
Une promesse forte mais tenue
On a demandé aux répondants de noter leur établissement, selon différents critères, sur une échelle de 1 à 10. Les notes sont comprises entre 6 et 8. Il n’y a pas d’écart significatif entre les notes attribuées par les étudiants ingénieurs et managers, à l’exception de l’équipement informatique (7,7 pour les futurs ingénieurs contre 6,9 pour les futurs managers) et du fonds disponible à la bibliothèque (respectivement 6,4 contre 7,2).
La plus haute note (7,8) est attribuée à l’importance et à la qualité des activités étudiantes. Un dynamisme que les lycéens méconnaissent puisque aucun d’eux ne les a mentionnés dans l’enquête qui leur était consacrée. La note de loin la plus basse (6,2) renvoie à la qualité du conseil aux étudiants, même s’ils estiment être bien encadrés par le corps professoral (6,9).
Les principaux atouts des écoles de commerce mis en avant sont la qualité du corps professoral, les relations avec le monde du travail (soit le caractère professionnalisant de ces études), l’ouverture à l’international. Une énumération qui correspond tout à fait aux attentes des lycéens en la matière.
S’agissant des écoles d’ingénieurs, les principales qualités sont les mêmes, à l’exception de l’équipement informatique, qui se classe juste derrière les associations étudiantes.
Une satisfaction plus grande en France qu’en Europe
L’enquête montre que les étudiants français sont plus satisfaits que leurs homologues européens. En effet, si l’on compare ces résultats avec ceux d’une autre enquête également réalisée par Trendence en Europe, en 2007 (European Student Barometer), on constate des écarts de satisfaction. Les étudiants européens sont de 15 % à 20 % moins nombreux à s’estimer bien formés à la vie professionnelle. Ils sont également moins satisfaits de la qualité de l’offre pédagogique, en matière de l’ouverture à l’international mais surtout en ce qui concerne les relations de l’établissement avec le monde professionnel (caractère pratique de la formation, coopération avec les entreprises).
L’ouverture sociale dans les Grandes Ecoles
L’analyse des origines sociales des élèves révèle que les enfants des milieux défavorisés sont de moins nombreux à effectuer des études supérieures, notamment en prépa et Grande École, où les fils de professions intellectuelles et de cadres représentent 63 %. C’est le signe, et l’une des causes, de la panne de l’ascenseur social dans notre pays. Pourtant la diversité sociale est une nécessité éthique mais aussi économique. L’école doit agir comme moteur de la promotion sociale et non reproduire les inégalités. Les choses sont en train de bouger. Cette problématique est au cœur de la politique de la Conférence des Grandes Écoles qui a signé la Charte de l’égalité des chances et des formations d’excellence le 17 janvier 2005. Conscients du problème, les pouvoirs publics ont fixé pour objectif d’atteindre les 30 % de boursiers en prépa d’ici trois ans, contre 22 % aujourd’hui.
Il y a toutes sortes d’obstacles à la diversité sociale dans les Grandes Écoles, contre lesquels elles prennent des dispositions que l’on peut regrouper en trois catégories.
Sur le chemin des Grandes Ecoles
Les jeunes souffrent d’un manque d’information sur les possibilités de poursuite d’études, de financements, de logement… un phénomène aggravé pour les jeunes de quartier défavorisé. C’est pourquoi, les Grandes Écoles organisent régulièrement des journées portes ouvertes, des salons d’orientation… Mais informer ne suffit pas. Les jeunes doivent reconnaître leurs capacités à s’engager dans des études supérieures et ne pas se les interdire. L’autocensure est flagrante et augmente devant le prestige des Écoles envisagées. La première à réagir fut l’Essec, l’une des toutes premières françaises. Elle lança, en 2002 l’opération « Une Grande École, pourquoi pas moi ? » basée sur l’idée, non pas des quotas comme à Sciences-Po, mais de la bataille contre l’autocensure. Elle décida d’accompagner des lycéens modestes et méritants de la seconde à la terminale par du tutorat, des ateliers de théâtre, des sorties culturelles, etc, leur permettant ainsi d’envisager des études plus ambitieuses. C’est un succès : aujourd’hui, 33 écoles se sont engagées dans des projets similaires. Ce dispositif est désormais relayé au niveau national par le gouvernement depuis octobre dernier avec l’opération intitulée « 100 000 étudiants pour 100 000 élèves ».
Pour assurer une plus grande réussite, de nombreuses écoles proposent du soutien scolaire pour compenser le déficit lié aux origines sociales, des classes pré-préparatoires ont été inaugurées à la rentrée 2006 visant à préparer les élèves modestes à potentiel à intégrer des prépas sélectives et des prépas ont été ouvertes dans des lycées de quartiers défavorisés. Là encore, c’est une réussite ! La prépa khâgne de Montreuil jouit de la même moyenne que les prépas parisiennes et les deux candidats présentés à HEC en 2005 ont tous deux été reçus !
Les admissions parallèles sont devenus un vivier important pour le recrutement des Grandes Ecoles qui tirent encore des prépas une grande majorité de leurs élèves. Instauré pour assurer une hétérogénéité culturelle en attirant des jeunes de formations différentes, ce système contribue indirectement à diversifier socialement les promotions. S’il ne concerne aujourd’hui qu’un quart des étudiants en écoles de commerce, il se développe progressivement. Mais, là encore, l’équilibre social n’est pas atteint.
D’autre part, la filière technologique, représente dès aujourd’hui un formidable vivier de diversité sociale et culturelle que les Grandes Ecoles doivent aider à élargir et à mobiliser. Ainsi HEC a décidé de soutenir la création en 2007 d’une classe STT au Lycée Michelet de Vanves. Des écoles d’ingénieurs se mobilisent également sur la filière STI.
Pour que l’argent ne soit plus un probleme
Passer les concours des Grandes Ecoles peut revenir à 1 500 euros. Les écoles ont pris quelques mesures : réduction de 50 % pour les boursiers, regroupement avantageux d’Ecoles, hébergement gratuit durant les oraux… Si le coût de la scolarité est élevé et varie entre 4 500 et 7 000 euros par an selon le statut, la localisation et la notoriété de l’Ecole, l’investissement est assez vite amorti grâce aux salaires annuels de sortie oscillant entre 22 500 et 42 130 euros. De plus, les Écoles complètent le système traditionnel d’aide : échelonnement des paiements, reports en cas de difficultés ponctuelles, fonds social ou fonds de solidarité pour financer la scolarité des plus nécessiteux, système d’exonération, bourses internes, aides en faveur des étudiants originaires des DOM-TOM… Elles obtiennent des prêts à taux préférentiels négociés auprès de banques (généralement autour de 3 %), en allant jusqu’à se porter garantes pour certains élèves, et elles jouent parfois le rôle de négociatrices auprès d’agences immobilières ou de constructeurs informatiques pour obtenir les meilleurs prix.
Enfin, elles ont développé de plus en plus les cursus en apprentissage en raison de l’apport financier et de l’expérience professionnelle qu’ils procurent. L’ESC Montpellier a même créé le cursus Job Alterné qui alterne 15 jours de cours et 15 jours libres. Pour gagner régulièrement de l’argent, les Écoles proposent des missions rémunérées (assistanat de professeurs, tâches administratives, monitorat informatique…) tout comme les associations étudiantes les Junior-Entreprises qui réalisent des contrats pour des firmes, Job services qui recueillent toutes types de petits boulots ponctuels.
L’égalité des chances, un objectif académique
Pour pérenniser et assurer une égalité des chances au sein de la société, les Ecoles introduisent de plus en plus un enseignement cultivant des valeurs humanistes nécessaires à la formation des futurs cadres. Apprendre à manager dans la diversité, participer à des projets ou missions humanitaires, engager l’Ecole dans des projets citoyens d’envergure (programme Global Compact ou Comité 21 de l’ONU, comme à Euromed Marseille ou à l’ESC Bordeaux…) sont devenus des objectifs pédagogiques.
Les Grandes Ecoles se sont également investies dans la lutte contre les discriminations faites aux femmes en valorisant dans les enseignements leur statut et leur rôle dans la société. Elles sont relayées dans les entreprises par les anciennes diplômées. La Conférence des Grandes Écoles s’est d’ailleurs dotée d’une commission « Égalité hommes-femmes » qui réfléchit à cette question et propose des actions concrètes.
Enfin, les Grandes Écoles participent depuis quelques années à des actions visant à abolir les discriminations à l’encontre des personnes handicapées, comme le projet pédagogique Handimanagement qui a réuni cette année, pour sa deuxième édition, vingt-deux établissements supérieurs (une quinzaine de Grandes Écoles) et onze entreprises.
Cet ensemble d’initiatives permettent de dire que les Grandes Écoles considèrent désormais que l’ouverture sociale dans l’enseignement supérieur est un enjeu majeur et qu’il faut l’envisager de tous les points de vue. A la fois sous l’angle de l’éthique et de la pertinence pédagogique, mais aussi, en fin de compte, sous l’angle de l’efficacité économique.
En prenant prétexte du bicentenaire du
baccalauréat créé par Napoléon 1er en 1808, Hobsons, la maison mère d’
Espace Prépas, le journal
Les Échos et L’
École de Management de Normandie ont décidé d’interroger « les inquiets » de l’année sur leur perception de l’avenir. Quelles études, quel type de métier, quelle mobilité, quelle implication et même quelle retraite envisagent-ils alors qu’ils ne sont pas encore étudiants? Les résultats sont intéressants et ils vous permettent de vous étalonner alors que vous êtes encore dans le même lycée qu’eux et que le baccalauréat est juste derrière vous. Veinards!
Souvenez-vous… C’était il n’y a pas si longtemps, vous y étiez. L’angoisse des épreuves, l’angoisse des résultats et puis les choix qui suivent. Pour vous, c’était un peu plus facile, vous étiez inscrits en prépa et vous alliez préparer des concours… nouvelles angoisses en perspective. Comme si vous vous étiez abonné. Mais nous savons, vous et nous, pourquoi vous avez emprunté cette voie. Vous rentriez ainsi dans une filière choisie et qui vous promettait et vous promet encore beaucoup d’opportunités.
Tout le monde n’est pas dans ce cas. En terminale, beaucoup se cherchent et nous voulions savoir quelle idée ces élèves se font, globalement, de leur avenir.
Des tendances qui parlent
La première leçon à tirer des réponses faites par les futurs bacheliers des filières générales, c’est que le bac est tout autant le début d’une histoire que la fin d’un cycle. Une écrasante majorité (75 %) envisage la poursuite d’études longues, mais ils considèrent toutefois que même si elles servent aussi bien à alimenter le cerveau, elles doivent assurément conduire à un métier. Les débouchés sont d’ailleurs absolument prioritaires (à 93 % “important” + “assez important”) dans le choix de la formation. Conclusion, le bachelier d’aujourd’hui est pragmatique, mais ne renonce pas à une certaine exigence intellectuelle. Cela dit, ils avouent à 72 % ne pas avoir une vue absolument claire de leur avenir, ce qui explique sans doute qu’ils survalorisent le poids des professions libérales (38 %) et du secteur associatif (10 %), si l’on en croit les répartitions actuelles. N’oublions pas qu’ils sont l’avenir et peut-être ont-ils raison, à tout le moins pour indiquer les futures tendances.
Plus réalistes en revanche sont leurs représentations des perspectives d’embauche dans les grands secteurs de l’économie. Ils se voient plus dans le privé que dans le public (66 % contre 34 %) ; plus dans une grande entreprise que dans une PME et plus dans les services (64 %) que dans l’industrie (34 %) ou dans l’agriculture qui n’attire que 2 % de volontaires. Là encore, les futurs bacheliers hypertrophient les tendances de demain. D’ailleurs, dans les grands duels ( public / privé , PME/grandes entreprises), ils précisent leurs représentations du marché du travail.
Les PME se distinguent sur les aspects humains, alors que les grandes entreprises sont plus valorisantes dans tous les sens du terme (personnellement et financièrement). Est-ce la vérité ? Quant au débat secteur public/secteur privé, il semble traversé par des a priori tenaces. Le bénéfice personnel et financier associé à l’exigence du travail reste l’image que les bacheliers ont du secteur privé. Ils supposent en revanche que le public garantisse d’avantage de liberté et d’évolution de carrière. Bon !
Réalisme et optimisme
Ceci dit, en 2008, les bacheliers ne restent pas les deux pieds dans le même sabot. D’abord, ils se veulent mobiles. À 37 %, ils s’imaginent commencer leur carrière à l’étranger, en Europe d’abord (37 %), mais aussi en Amérique du Nord (34 %), voire en Afrique (6 %) ou en Asie (4 %).
Sans oublier les 14 % qui partiraient n’importe où plutôt que de rester en France ! C’est sans doute ce qui leur fait dire (à 33 %) que la France est plutôt un pays du passé contre 48 % seulement qui pensent qu’il est tourné vers l’avenir. Ils ne sont pas pour autant pessimistes. Entre ceux qui le pensent clairement (45 %) et ceux qui l’imaginent (22 %), ils supposent qu’ils vivront mieux de leur travail que leurs parents et que leur insertion professionnelle sera plutôt facile (48 %) ou même très facile (21 %).
Toutefois, ils pensent à 61 % qu’il faudra faire des sacrifices, à 70 % qu’ils devront vraiment s’investir et accepter de travailler plus pour gagner plus et à 59 % que leur épanouissement personnel sera dépendant de leur réussite professionnelle. Ce qui ne les empêche pas d’affirmer en même temps que la réforme des retraites pourrait être évitée si le gouvernement s’en donnait la peine, que les 35 heures sont un progrès plutôt qu’un handicap et que le travail est surtout un moyen de gagner sa vie. Tout compte fait, le réalisme est de mise et l’optimisme n’est pas mort. l
Enquête commentée par l’équipe du magazine Espace Prépas,
Stéphanie Ouezman, Bernard Cier.
Graphisme et mise en page : Stéphane MacDonald
À événement important, partenaires de choix
Nous n’étions pas les seuls à nous intéresser à la question. Le quotidien économique Les Échos a bien voulu s’associer à l’enquête et l’École de Management de Normandie s’est naturellement imposée comme partenaire parmi toutes les autres Grandes Écoles de Management. Elle a, en effet, choisi de diversifier ses recrutements en établissant des portes d’entrée dans son programme Grande École à la fois au niveau prépa, (comme ce fut toujours le cas) et au niveau baccalauréat, par le biais d’un recrutement adapté et en intégrant une formation internationalisée de trois ans dans l’École pour rejoindre le Master 1. L’E.M. Normandie complète ses promotions, comme les autres, par des concours en admission parallèle, aux niveaux Bachelor et Master par le biais des concours Passerelle. Nous avons d’ailleurs interrogé le directeur de l’École, Jean-Guy Bernard, pour qu’il commente ce choix audacieux qui commence à trouver des échos ailleurs et qui a l’avantage de permettre une diversification sociale supérieure dans les programmes Grande École.
“Entre lucidité, raison, optimisme et réticences…”
par Jean-Guy Bernard, Directeur Général de l’École de Management de Normandie
« Cette enquête appelle deux observations fondamentales. En premier lieu, l’ensemble des réponses constitue un ensemble assez raisonnable qui laisse transparaître une vision plutôt claire et plutôt optimiste de l’avenir. Majoritairement, les bacheliers pensent travailler dans le secteur privé, dans le secteur des services, et considèrent le travail épanouissant. Ils veulent faire des études longues qui les conduisent à un métier et qui les alimentent intellectuellement. Mais il y a un élément d’inquiétude qui vient de la part importante de ceux qui imaginent ou qui désirent faire leur carrière à l’étranger: 37 %, c’est beaucoup. Il est possible qu’ils idéalisent la chose. Il faut également observer, qu’à 71 %, ils visent plutôt l’Europe, les États-Unis et le Canada, et non l’Amérique du Sud, l’Asie ou l’Afrique. Si l’on ajoute à cela qu’ils sont un tiers à considérer que la France est plutôt un pays du passé et que 19 % supplémentaires n’ont pas d’opinion à cet égard, on peut se poser des questions sur la confiance qu’ils placent dans le système français. L’industrie, en particulier, ne les attire pas. C’est une brèche qu’il faudra combler, comme on a contrecarré le déficit d’image des banques qui n’avaient pas bonne presse il y a quelques années. Bien sûr, les jeunes veulent concilier des aspirations difficilement compatibles: s’investir et préserver leur qualité de vie, leur liberté et la taille humaine de l’entreprise. En tout état de cause, je suis heureux de constater que les écoles de management françaises sont des organismes de formation tout à fait à même de répondre à leurs attentes principales en matière de formation intellectuelle et professionnelle, tout en préservant leur liberté de choix de métiers, d’entreprises ou d’internationalisation. »
Méthodologie virtuelle
Pour joindre les terminales nous avons utilisé le moyen qu’ils connaissent le mieux: l’Internet. L’enquête a été administrée par e-mail auprès de 5 000 élèves de terminale. 1 443 nous ont répondu et nous avons retenu un échantillon de 1 144 élèves des filières générales (S, ES, et L) car les filles ont répondu plus (65 %) que les garçons (35 %). Ils viennent de toutes les régions de France de façon relativement homogène.
*Extrait du magazine Espace Prépas n°120, juin 2008, p. 28-31
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