une grande école !
Intégrer une école de commerce
Au niveau prépa
Au niveau Bac + 2
Au niveau Bac + 3/4
Les concours pour les élèves étrangers
Intégrer une école d’ingénieurs
Un recrutement après le Bac
Intégrer une école au niveau Math Sup (Bac +1)
L’intégration par la prépa
Un recrutement à niveau Bac +2
Admissions parallèles et sur titre
La formation continue
Comment s’y préparer
Se préparer à l'écrit
Pourquoi les entretiens ?
Se préparer aux épreuves orales
L’entretien individuel
Intégrer une école de commerce
Intégrer une Grande École de commerce
Les Grandes Écoles ne peuvent être intégrées que par concours. Mais il y en a plusieurs pour chaque population étudiante concernée. Selon que l’on vient de classe préparatoire ou de Bac + 2 ou de Bac +3/4 (Licence, Bachelor, Maîtrise), les concours ne sont pas les mêmes et l’esprit des épreuves est sensiblement différent. L’intérêt des classes préparatoires
La classe préparatoire constitue la voie royale pour intégrer une grande école. Le cursus est difficile, mais il permet de suivre des formations prestigieuses.
Trouver une prépa avec hobsons.fr
Au niveau prépa, épreuves écrites
Au niveau prépa, il existe deux grands concours qui regroupent l’immense majorité des écoles. Les épreuves peuvent être de difficultés différentes selon qu’elles sont proposées par les écoles du haut de tableau (HEC, ESSEC…) ou émanant d’un regroupement des ESC de grandes villes en région (épreuves dites «ESC». Le concours Ecricome propose des épreuves de niveau intermédiaire très homogènes entre elles.
Dans tous les cas, il y aura
- une dissertation de culture générale (4h) ;
- une épreuve de synthèse ou de contraction de texte (3h) ;
- une épreuve de mathématiques (4h),
- une épreuve de langue vivante 1 comportant thème, version, et une partie de compréhension et d’expression écrite (4h)
- une épreuve de Langue vivante 2 (mêmes épreuves qu’en LV1)
- et une épreuve «économique» distincte selon les voies (plus géopolitique en voie S, plus économique et juridique en voie techno). Cette épreuve est remplacée par une épreuve de spécialité pour les voies littéraires (philosophie, histoire, analyse littéraire…).
Les concours
Le concours de la Banque commune d’épreuves (de la CCIP)
La Banque commune d’épreuves gérée par la Direction des Concours de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris (CCIP) rassemble 29 Grandes Écoles sur un jeu d’épreuves multiples dans toutes les voies de prépas (Scientifique, Economique, Technologique et Littéraire). Leurs épreuves sont élaborées chaque année au sein des établissements fournisseurs d’épreuves (HEC, ESSEC, ESCP-EAP, EM Lyon, Edhec, Audencia) et sont conformes au programme des prépas en deux ans. Outre ces écoles là, et par ordre alphabétique, nous y retrouverons donc : Ceram Sophia Antipolis, Enass, ESC Amiens Picardie, ESC Bretagne Brest, ESC Chambéry, ESC Clermont, ESC Dijon, ESC Grenoble, EM de Normandie, ESC Lille, ESC Montpellier, ESC Pau, ESC Rennes, ESC La Rochelle, ESC Saint Étienne, ESC Troyes, IECS Strasbourg, INSEEC Bordeaux/Paris, INT Management, ISC Paris, ISCID et Négosup.
Le concours Ecricome
Le concours Ecricome, quant à lui regroupe à ce jour six écoles (ESC Bordeaux, Euromed Marseille, ICN Nancy, ESC Reims, ESC Rouen, ESC Toulouse, écoles de bon niveau sises dans des capitales régionales, toutes accréditées Equis. Pour le concours 2008, elles seront rejointes par l’ESCEM Tours-Poitiers qui a fait en 2007 son dernier concours avec la BCE. Ce concours est considéré par les élèves de classe préparatoire, comme le concours des écoles de deuxième rang derrière les 4 «parisiennes» (où figure, paradoxalement, EM Lyon). Depuis quelques années, les classements font figurer Audencia Nantes et ESC Grenoble entre les «parisiennes» et Ecricome.
Pour en savoir plus sur les coefficients et les épreuves de la voie Scientifique (Télécharger deux pages PDF du Concourama voie S), de la voie Economique (Télécharger deux pages PDF du Concourama voie E), de la voie Technologique (Télécharger deux pages PDF du Concourama voie T) et Littéraire (Télécharger deux pages PDF du Concourama voie L).
Pour en savoir plus :
http://www2.ecricome.org/index.php?Rub=3
Les concours Indépendants
Quelques écoles recrutant sur prépa ont encore un concours propre. Bien que cela les marginalise quelque peu dans le système ils représentent tout de même une opportunité pour ceux qui ne visent pas les écoles du haut de tableau. Il s’agit pour la plupart d’écoles de vieille implantation situées dans la région parisienne qui, rappelons-le, regroupe plus de 50 % des élèves de prépas.
Les écoles concernées sont ESM-A Marne-la-Vallée, ESG, ISG et ESLSCA
Pour en savoir plus sur les coefficients et les épreuves de la voie Scientifique (Télécharger deux pages PDF du Concourama voie S), de la voie Economique (Télécharger deux pages PDF du Concourama voie E), de la voie Technologique (Télécharger deux pages PDF du Concourama voie T) et Littéraire (Télécharger deux pages PDF du Concourama voie L).
L’oral des concours
Même si elle fait partie d’une banque d’épreuves chaque école dispose de son propre dispositif d’entretien et d’épreuves pour sélectionner ses élèves. Nous vous invitons à vous rendre dans la partie «Choisir» de ce site pour visualiser, dans chaque fiche d’école qui vous intéresse, ses modalités d’oral. Ceci dit toutes vous imposeront une épreuve d’anglais, voire de deuxième langue, pour évaluer votre niveau de maîtrise linguistique à l’oral, un entretien de personnalité où vous serez interrogé sur vos motivations. Certaines vous entraîneront dans un entretien collectif, un entretien en face-à-face, un exposé de culture générale (HEC, ESSEC, ISC) ou de géopolitique (ESC Grenoble). Voir plus loin la partie «Comment se préparer au concours».
Consulter en ligne l'annales Concours Banque commune HEC - CCIP :

Au niveau Bac + 2
Pour les élèves voulant entrer en première année de Grande École sans passer par la prépa, les admissions à bac+2 sont possibles dans la majorité des écoles. Soit en concours d’admissions parallèles soit, beaucoup plus rarement, sur titre (diplôme obtenu BTS, DUT…).
Il faut cependant savoir que les toutes premières ne recrutent pas à ce niveau à l’instar d’HEC, d’ESSEC, d’ESCP-EAP et d’EM Lyon…
Pour les autres, c’est par le biais des banques qu’elles mutualisent ce recrutement. Elles proposent une série d’épreuves qui peuvent convenir à toutes les formations universitaires sanctionnées par un diplôme de premier cycle : BTS, DUT, DEUG de lettres, de droit ou d’économie, de sciences fondamentales, sciences de la nature, etc. Peuvent également se présenter les étudiants de 2e année d’un IEP ou d’une classe préparatoire scientifique ou littéraire sous réserve d’une attestation d’admission en Licence. Citons les principales banques. : Passerelle 1, Profils 1 et Tremplin 1.
Quelques écoles ont également un concours propre. C’est le cas de l'ESG, l’INSEEC, d’ISC, d’ISG...
En savoir plus :
Consulter en ligne l'annales Passerelle 2007 > 2008 :

Au niveau Bac + 3/4
Les meilleures écoles du tableau ont leur propre procédure de recrutement. Les autres sont regroupées dans des banques qui proposent une série d’épreuves qui peuvent convenir à toutes les formations universitaires aboutissant à un diplôme de niveau L visé par l’État : lettres, droit ou économie, sciences fondamentales, biologie ou sciences de la nature… Les candidats peuvent également se prévaloir d’un diplôme de Bachelor français ou étranger. L’école pourra alors évaluer, dans l’analyse du dossier, la pertinence de la formation suivie en premier cycle pour l’intégration dans le cursus Mastère de la Grande École.
En savoir plus sur :
L’oral des concours en admissions sur titres
Même si elle fait partie d’une banque d’épreuves chaque école dispose de son propre dispositif d’entretien et d’épreuves pour sélectionner ses élèves. Nous vous invitons à vous rendre dans la partie «Choisir» de ce site pour visualiser, dans chaque fiche d’école qui vous intéresse, ses modalités d’oral.
Consulter en ligne l'annales Passerelle 2007 > 2008 :
Les concours pour les élèves étrangers
Toutes les écoles cherchent à attirer des étudiants étrangers et ont souvent des parcours tout en anglais pour qu’ils puissent s’insérer sans difficultés dans le cursus. Certains se sont regroupés pour organiser des sessions de concours à l’étranger. La plupart utilisent le GMAT pour évaluer le niveau en anglais des candidats qui suivront les cursus anglophones, et le TAGE-MAGE pour ceux qui suivront le cursus en langue française. Chaque test est accompagné d’un entretien et d’un examen approfondi des dossiers des candidats.
Deux banques ressortent :
- Universa est la version internationale du concours Tremplin, dont il regroupe les six écoles. Il est ouvert aux candidats français ou étrangers titulaires d'un diplôme non français validant au moins trois années d'études supérieures dont deux obligatoirement hors de France.
En savoir plus : www.universa-france.com
- Le SAI (Service des admissions internationales) recrute des candidats pour le compte du Ceram Sophia-Antipolis, d'EM Lyon, d'ESCP-EAP et d'HEC. Il s'adresse exclusivement à des candidats titulaires d'un diplôme non français obtenu après au minimum trois années d'études supérieures hors de France pour EM Lyon et HEC, après trois années d'études supérieures dont deux au moins hors de France pour le Ceram Sophia-Antipolis et ESCP-EAP.
En savoir plus : www.sai.ccip.fr
Intégrer une école d’ingénieurs
Le diplôme d’ingénieur s’obtient normalement au bout de cinq ans d’études après le Bac. Le cursus est organisé en deux cycles : le cycle préparatoire, d’une durée de deux ans, suivi du cycle ingénieur, d’une durée de trois ans. Les deux années de prépa peuvent s’effectuer dans un lycée, mais aussi directement au sein de l’école d’ingénieurs ; dans ce cas, on parle de « prépa intégrée ».
Un recrutement après le Bac
Les écoles d’ingénieurs permettant un accès après le Bac sont de plus en plus nombreuses.
Actuellement, près de 20 % des ingénieurs ont intégré leur école directement après le baccalauréat. De plus, près de 90 établissements proposent cette possibilité. Cette formule est particulièrement bien adaptée au système LMD qui reconnaît 3 niveaux d’études supérieures, à Bac +3, Bac +5 et Bac +8.
La plupart des écoles intégrant après le Bac ont regroupé leur banque d’épreuves. C’est le cas par exemple des 18 écoles du réseau Fesic (Fédération d’écoles supérieures d’ingénieurs et de cadres). Elles proposent un concours commun aux titulaires du Bac S. 2 300 places sont offertes. D’autres établissements procèdent à un recrutement plus ouvert puisqu’ils intègrent des titulaires de Bac S mais aussi STI. Seule condition, néanmoins pour être intégré : avoir obtenu le Bac et réussir le concours d’entrée de l’école.
Pour en savoir plus :
Fesic :
www.fesic.org
Service admission Insa :
www.insa-france.fr
Service commun de recrutement des ENI :
www.eni.fr
Concours Geipi :
www.geipi.org
Sélection UT :
www.utc.fr
Admissions CPI :
www.ensc-lille.fr
Passeport Polytech’ :
www.polytech-admissionbac.org
Admissions CPP-INP :
www.cpp-inp.org
Autres liens utiles :
www.grandesecoles-postbac.fr
www.admission-postbac.orgIntégrer une école au niveau Math Sup (Bac +1)
Les écoles du groupe Enstim recrutent au niveau Bac +1, après une année de classe préparatoire. La scolarité dure alors quatre ans. Notons en outre que presque toutes les écoles d’agriculture de la Fesic acceptent, en première année du cycle ingénieur qui dure cinq ans, des élèves de niveau Bac +1. Un concours a lieu tous les ans en mai.
Le groupe Enstim : ce groupe des Écoles nationales supérieures des techniques industrielles et des mines « Écoles des Mines » est composé de quatre écoles (Écoles des mines d’Albi, d’Alès, de Douai et de Nantes) placées sous tutelle du ministère de l’Industrie. Créées à l’origine pour former des ingénieurs spécialistes de la mine, ces écoles sont désormais généralistes et recruteront cette année 370 candidats.
Qui peut intégrer les écoles du groupe Enstim ?
Un concours commun, dit « concours Sup » permet aux élèves de Math Sup. (ou de formation équivalente) d’intégrer les quatre écoles. Le « concours Spé », quant à lui, ouvre l’accès en deuxième année d’études aux élèves de prépas MP, PC, PSI, PT et TSI. Cette année, 160 places seront offertes par les écoles dans le cadre de ce concours.
Les épreuves du « concours Sup » sont à la fois communes (physique/chimie, mathématiques, français) et spécifiques à chaque voie. Elles portent sur les programmes de première année des classes préparatoires MPSI (mathématiques), PCSI-PC (physique et chimie), PCSI-SI et PTSI (sciences industrielles). Si le candidat n’a suivi aucune prépa, il choisit alors l’une ou l’autre de ces épreuves spécifiques.
À l’oral, le candidat passe une épreuve de mathématiques et de physique-chimie supplémentaire, ainsi qu’une épreuve de langue et un entretien. L’épreuve orale de langue dure 15 minutes et comprend trois phases : une présentation du candidat, une description/analyse d’un document iconographique et, enfin, un dialogue sur un sujet de la vie courante.
L’entretien s’organise à partir d’un sujet tiré au sort. La préparation de 25 minutes est suivie d’une présentation de même durée structurée en un exposé (10 minutes) et un dialogue avec les trois membres du jury.
Pour en savoir plus :
www.mines.net
L’intégration par la prépa
En lycée ou en école d’ingénieurs, le cycle préparatoire permet de consolider ses acquis scientifiques et d’acquérir les bases nécessaires pour aborder des études d’ingénieur. Son objectif principal ? Donner aux élèves la meilleure chance de réussite aux concours des écoles.
- La prépa en lycée (public ou privé sous contrat) demeure la voie royale ! Elle dure deux ans : une année de mathématiques supérieures suivie d’une année de mathématiques spéciales. Elle ouvre les portes de tous les concours d’entrée des écoles. La filière préparatoire que vous intégrerez détermine en grande partie votre orientation vers un certain type d’école. Il faut déterminer clairement quelle prépa correspond à quelle filière spécialisée, tout en gardant à l’esprit qu’une certaine latitude, est toujours possible en ce domaine.
- La « prépa intégrée » se déroule directement dans une école d’ingénieurs. Les enseignements dispensés sont moins abstraits qu’en prépa classique car ils sont adaptés, dès la première année, à la spécialité pédagogique et technique de l’école. En outre, certaines écoles recrutent pour quatre ans leurs futurs élèves après une année de prépa. C’est le cas du groupe des Mines.
Pour en savoir plus :
www.scei-concours.org
Un recrutement à niveau Bac +2
Il est également possible d’intégrer une école sans passer par une prépa après un premier cursus d’études supérieures.
Il s’agit des admissions parallèles qui concernent ainsi les titulaires d’un diplôme de niveau Bac+2 (Deug, DUT ou BTS) désireux d’intégrer une première année de cycle d’ingénieurs. Les admissions sur titre visent, elles, les diplômés de niveau Bac +4 (Master 1) désireux d’intégrer en deuxième année de cycle ingénieur. Les FIP (Formations d’ingénieurs en partenariat), qui ne cessent de séduire toujours plus de candidats au titre, restent un dernier choix d’orientation. Leur principe repose entièrement sur l’alternance cours théoriques/formation pratique en entreprise. La mise en place de ces formations a permis un élargissement de l’accessibilité du titre d’ingénieur par la formation continue.
Pour en savoir plus :
ccp.scei-concours.org
www.concours-enseag.org
www.concours-agro-veto.net
www.enitab.fr/admission
www.univtechno.net
Les admissions parallèles et les admissions sur titre
L’entrée en école d’ingénieurs s’effectue aujourd’hui à différents niveaux de recrutement. Les « admissions parallèles » sont destinées aux titulaires d’un Bac +2 (BTS, DUT ou Licence 2) désirant intégrer une 1re année de cycle d’ingénieurs de trois ans. L’admission s’opère alors à partir d’un examen de dossier et/ou d’épreuves de sélection. Il est également possible d’intégrer une école en 2e année pour compléter une formation après un Master 1 (ex-Maîtrise) : ce sont les admissions sur titre.
La formation continue
Tout adulte déjà engagé dans la vie professionnelle peut obtenir un diplôme d’ingénieur par la voie de la formation continue. Il existe pour cela plusieurs possibilités :
- les filières Decomps (du nom de leur initiateur) appelées aujourd’hui « formation d’ingénieurs en partenariat » permettant aux salariés de se former dans des écoles en alternance ;
- les écoles promotionnelles (Cnam, Cesi) spécialisées dans la formation continue
- la filière Fontanet offrant la possibilité aux titulaires d’un BTS ou d’un DUT possédant au moins trois ans d’expérience d’intégrer certaines écoles en 2e année de cycle
- la filière DPE validant les connaissances professionnelles de toute personne de plus de 35 ans attestant au moins de dix années d’expérience.
Les FIP (Formations d’ingénieurs en partenariat), qui ne cessent de séduire toujours plus de candidats au titre, restent un dernier choix d’orientation. Leur principe repose entièrement sur l’alternance cours théoriques/formation pratique en entreprise. La mise en place de ces formations a permis un élargissement de l’accessibilité du titre d’ingénieur par la formation continue.
Comment s’y préparer
Les épreuves d'écrit
Il existe des annales pour presque tous les grands concours. La plupart ont été éditées ou sont encore éditées par Hobsons France et disponibles à la vente en ligne sur :
http://www.hobsons.fr/home_librairie.php. Mais vous pouvez également télécharger sur ce site des sujets corrigés au format PDF dans les matières qui vous concernent.
Les épreuves d'oral
Pour intégrer les écoles de commerce les plus cotées, une fois les épreuves écrites acquises, les candidats doivent se lancer dans la compétition des épreuves orales. Épreuve de relation humaine par excellence, l’aptitude à l’oral constitue un élément fondamental de la réussite aux examens. L’admission est difficile, car plus l’école est réputée, plus elle est difficile d’accès : avec une sélection faisant la part belle aux élèves des classes préparatoires, seul un tiers des étudiants admis sur titre, peut espérer décrocher le sésame. La compétition et la concurrence s’avèrent sévères !
Les écoles recrutent le candidat sur son comportement. Ainsi, il doit exposer avec conviction et clarté ses motivations, et son projet professionnel en relation avec ses aspirations personnelles. Il doit créer une relation de complicité avec le jury, être très à l’écoute, savoir décrypter ses comportements, tout en respectant une certaine distance. Il doit être en mesure psychologiquement d’accepter l’épreuve en tant que telle, avec ses rares mais éventuelles injustices. Si l’épreuve orale n’est pas une science exacte, sa pérennité témoigne de la fiabilité de cette technique : c’est une étape éloquente !
Pour les bacheliers intéressés par les trois écoles de la conférence qui recrute niveau Bac (ESDES,IESEG, ESSCA) les annales Accés 2007/2008 :

Se préparer à l'écrit
Pourquoi les entretiens ?
Pour intégrer les écoles de commerce les plus cotées, une fois les épreuves écrites acquises, les candidats doivent se lancer dans la compétition des épreuves orales.
Épreuve de relation humaine par excellence, l’aptitude à l’oral constitue un élément fondamental de la réussite aux examens. L’admission est difficile, car plus l’école est réputée, plus elle est difficile d’accès : avec une sélection faisant la part belle aux élèves des classes préparatoires, seul un tiers des étudiants admis sur titre, peut espérer décrocher le sésame.
La compétition et la concurrence s’avèrent sévères !
Défier une épreuve de recrutement sélective
Qualifiées de « deuxième concours », les épreuves orales aux concours des écoles de management sont capitales, car elles constituent la démarche de recrutement la plus sélective.
L’entretien paraît être l’unique épreuve permettant de mettre en valeur la personnalité d’un candidat, et de mesurer son potentiel réel pour l’école.
Sélectionner les meilleurs : l’épreuve orale fait la différence !
Si les épreuves écrites ont confirmé les performances académiques et les aptitudes du candidat, notamment les capacités d’analyse et de synthèse, la qualité
de l’expression écrite et de culture générale, les épreuves orales vont mettre l’accent davantage sur ses potentialités.
Les entretiens de motivation ou de personnalité permettent de déceler la pertinence et la cohérence de chaque candidature, et évaluent la capacité d’action du futur acteur responsable dans l’environnement de l’entreprise, des affaires et du management.
Les candidats des admissions parallèles font preuve d’expérience et d’une grande spontanéité, même s’ils ne sont pas rompus aux techniques de l’entretien comme peuvent l’être parfois les élèves des classes préparatoires. Ainsi, chaque candidat à sa chance.
Révéler le meilleur de son potentiel
L’oral sert autant à évaluer des connaissances académiques ainsi que l’ouverture d’esprit, la capacité à travailler en public, l’aisance relationnelle…
Les écoles décèlent la cohérence du projet professionnel du candidat et son adéquation avec une intégration en école de management.
Ils attendent des candidats dits « entreprenants », riches d’une dimension sociale, capables de travailler en groupe, à faire preuve d’initiatives et de dynamisme.
Pour se « distinguer », le candidat doit mettre en valeur ses expériences professionnelles, sportives et associatives.
Grâce à des méthodes de travail qu’il a éprouvées, il montre qu’il sait organiser son discours. Il fait preuve de sa capacité à argumenter selon la logique et à convaincre.
Ainsi, il se place dans un environnement positif et constructif, où il affirme ses qualités et ses motivations, corollaires à ses objectifs.
À chaque candidat son école
Apprécier des épreuves orales identitaires de l’école
Si les épreuves écrites étaient parfois communes à plusieurs écoles, les épreuves orales sont spécifiques.
Chaque école a mis en place une procédure d’entretien qui lui appartient et traduit ses exigences. Au minimum, elles proposent un entretien et une épreuve de langues, mais également parfois un test pour la seconde langue, voire des épreuves de culture générale, d’histoire ou d’économie pour les écoles les plus prestigieuses.
Chaque école a son style et ses consignes pour recruter avec méthode les élèves qui partagent au plus près ses valeurs.
Elles visent des élèves qui disposent d’un objectif à servir avec énergie et perçoivent par anticipation les plus à même de devenir les futurs ambassadeurs de l’école dans l’entreprise. La réputation de l’école est en jeu. Elle la remet en cause chaque année.
Ainsi, les attentes opérationnelles des écoles se mesurent selon plusieurs critères d’évaluation, notamment la qualité relationnelle et d’expression du candidat, l’étendue de son champ culturel, aussi bien que sa profondeur de réflexion et sa réflexion sur son avenir professionnel.
Apprendre à choisir son école
Il appartient au candidat de choisir son école et de prouver les raisons pour lesquelles elle est la plus efficace pour mener à bien son projet professionnel.
Il doit démontrer l’adéquation entre ses objectifs et les qualités que l’école développe, particulièrement ses méthodes pédagogiques, ses domaines de prédilection, avec la qualité de ses spécialisations, ses partenariats en France et à l’étranger, ses actions associatives ou culturelles, etc.
Les outils de communication propres à chaque école (publicité, présence aux salons et forums, actions associatives), l’accueil des élèves et le rôle des associations d’anciens élèves, sont un appui pour argumenter ses choix.
En effet, chaque épreuve orale a lieu dans le cadre d’un concours d’entrée dans des écoles ayant chacune une personnalité, un projet éducatif propre avec lequel il est indispensable de s’être familiarisé au travers de la lecture des plaquettes des écoles concernées et si possible de rencontres avec des élèves en cours de scolarité, ou de jeunes anciens, éventuellement même, des membres du corps professoral, voire de la direction.
La meilleure école n’est pas forcément celle dans laquelle le candidat rêve d’entrer. Comme pour un recrutement en entreprise, le candidat doit correspondre à un projet et un profil donnés. D’ailleurs, si un candidat n’est pas admis, ce n’est pas forcément qu’il est déficient à l’oral mais qu’il ne correspond pas aux attentes du jury et au profil des candidats sélectionnés par l’école. À chaque candidat son école et inversement !
Réussir grâce à l’épreuve orale
Les écoles recrutent le candidat sur son comportement. Ainsi, il doit exposer avec conviction et clarté ses motivations, et son projet professionnel en relation avec ses aspirations personnelles. Il doit créer une relation de complicité avec le jury, être très à l’écoute, savoir décrypter ses comportements, tout en respectant une certaine distance. Il doit être en mesure psychologiquement d’accepter l’épreuve en tant que telle, avec ses rares mais éventuelles injustices. Si l’épreuve orale n’est pas une science exacte, sa pérennité témoigne de la fiabilité de cette technique : c’est une étape éloquente !
Se préparer aux épreuves orales
Taboue, ludique, voire parfois tragique… l’épreuve spectaculaire qui mérite sa réputation et sa prépondérance, en raison de la force de ses coefficients, inquiète de nombreux candidats.
Bien se préparer à un entretien avec l’objectif de convaincre et séduire ses interlocuteurs offre, pourtant, toutes les chances de succès.
Préparation générale
Souvent préparés aux épreuves écrites par des examens blancs, les candidats n’ont pas toujours pu s’exercer à l’oral. Quelques recommandations élémentaires et conseils, à appliquer avec un peu d’entraînement, permettent d’appréhender les épreuves dans la quiétude.
Approfondir la connaissance de soi
Être en phase avec soi-même… Si l’entretien est le moment de vendre sa candidature, il s’agit de bien se connaître !
Engagé dans ce cursus inauguré par cette épreuve spécifique, il est temps de faire le point des mois précédents, pour pouvoir répondre à toutes les questions concernant son parcours passé, présent, et futur.
Un bilan personnel de ses compétences ou un questionnaire individuel de personnalité permet le jour J de faire preuve de ses facultés d’épanouissement et de maturité. Il s’agit d’être incollable sur son CV : il est la première vitrine !
Guidé par les questions factuelles d’identité, de scolarité, d’activités, de voyages et de centres d’intérêts d’une grande précision, le CV doit être complété par les argumentaires des évaluations « qualités et défauts », « points forts, points faibles » et plusieurs qualificatifs désignant la mise en valeur et en perspective de sa personnalité.
Toute question doit être l’occasion de se distinguer et d’amener, grâce à des exemples concrets, des propos élogieux sur soi, en évitant bien sûr toute prétention. Les expériences professionnelles ou extrascolaires sont un excellent prétexte pour révéler notamment les qualités de dynamisme, d’assurance et du sens de l’initiative.
Apprendre à s’entraîner
Le candidat doit comprendre que l’épreuve orale représente un jeu, et qu’au-delà d’un simple échange d’informations, l’entretien est une rencontre. Pour se singulariser, il lui appartient de dépasser les représentations artificielles et convenues pour soutenir des idées authentiques dans la perspective d’un dialogue constructif avec le jury.
Grâce à un travail d’introspection dynamique avec ses proches, le candidat apprend à cerner ce que les autres pensent de lui, cerne leur manière de réagir et identifie ses qualités à valoriser. Les opportunités de relations sociales nouées lors des repas en famille, les soirées entre amis, offre des circonstances propices aux discussions, où il prend l’habitude de faire preuve de ses capacités d’observation et d’analyse sur les sujets d’actualité (politique, économie, culture, sports…) ou de loisirs (émissions télévisées, lecture de presse écrite, cinéma…).
Sans timidité, il doit apprendre à muscler sa pratique de l’argumentation et de la répartie pour gagner de l’aisance dans la prise de parole en public.
Mettre en valeur la richesse de sa personnalité
Sans nécessairement évoquer ses expériences supposées correspondre aux qualités d’un cadre responsable, le candidat doit pouvoir élargir sa réflexion sur un centre d’intérêt dont il peut parler avec enthousiasme. S’il n’est pas engagé dans une action ou une cause à titre personnel au sein d’une association qui le passionne, il doit déculpabiliser : l’absence de point fort ne signifie pas pour autant l’absence de personnalité, de bon sens, d’équilibre et d’aptitude à prendre du recul.
Surtout, le candidat doit être prêt à répondre à toutes les questions récurrentes concernant le choix de l’école présentée, sa curiosité en général, ses valeurs et son esprit critique à travers l’appréciation de l’actualité sociale, politique, culturelle, sportive, ainsi que ses projets d’avenir.
Plus ses réponses concrètes, personnelles, argumentées sont affinées, persuasives et suggestives, plus sa capacité de séduction est grande. Avec sa voix en harmonie avec ses regards appuyés par une gestuelle de mise mais décontractée, il est en mesure de maîtriser la situation. Aussi, sa capacité critique à commenter puis analyser une actualité récente, évitant les écueils du « café du commerce », est toujours appréciée.
Enfin, outre le niveau culturel et intellectuel du candidat, ce sont l’authenticité, le naturel, la spontanéité et la curiosité, sans oublier le charme, qui sont les qualités majeures qui lui permettent d’aborder sereinement l’entretien, et souvent de le réussir.
Appréhender l’attitude et les espérances du jury
Le candidat est la matière de l’entretien. Ceux qui réussissent ont décidé de s’impliquer totalement, sans se cantonner à répondre mécaniquement. Il appartient au candidat de mener l’entretien car, en premier lieu, ce moment lui appartient : il est « son grand jour », pas celui du jury…
Valoriser ses connaissances et aptitudes à l’oral
Si l’entretien teste l’acquisition des connaissances théoriques (expertises), et pratiques (expériences et mises en situation), l’actualité en général (thèmes politiques, économiques, sociaux) et la maîtrise d’un programme, il permet au candidat cette fois d’utiliser ses acquis, non d’une manière utilitaire mais pragmatique pour faire naître une réflexion pertinente lors d’un dialogue intéressant.
Montrer sa maturité
Le jury attend un candidat heureux et optimiste. Il éprouve sa maturité en mesurant la cohérence de son projet professionnel avec ses expériences et ses positions dans les domaines qu’il affectionne, ainsi que sa capacité à assumer ses opinions et à les défendre, donc à prendre des risques.
Il teste son aptitude à conserver son sang-froid et ses moyens, face à une agression verbale. D’ailleurs, il doit redouter de se faire manipuler par son jury et peut refuser légitimement, mais avec élégance, d’aborder les sujets qui sortent du cadre de l’entretien et de la sphère professionnelle.
Sans se survaloriser, il doit faire preuve de son ouverture d’esprit et de sa culture, en ne se figeant pas sur un seul sujet, mais démontrer sa capacité à rebondir, lors de chaque interaction, sur de nouvelles idées dans l’objectif de dévoiler avantageusement toutes ses cartes.
Favoriser un dialogue pertinent
La préparation d’une intervention attractive et mesurée n’est pas suffisante : « l’interactivité » avec le jury est l’esprit de l’épreuve, donc assure la pertinence d’un dialogue, du début à la fin de l’entretien.
En toute humilité, avec respect pour ses interlocuteurs, en évitant des familiarités, le candidat, avec assurance, répond au jury en invitant au dialogue pour lui faire découvrir les multiples facettes de sa personnalité. Il doit pouvoir dissimuler ses signes de stress, dégager de la chaleur dans une attitude humaine, en ne s’interdisant pas de sourire et de s’exprimer à haute voix.
La prise de recul sur un événement considéré, la justesse et la nuance des affirmations, la finesse de l’humour lors de plaisanteries sur des situations cocasses, des transpositions imagées, et des références chiffrées sont la garantie d’un esprit critique, indépendant, novateur, prêt à prendre plus tard, dans la vie professionnelle, les meilleures décisions.
Se confronter aux critères d’appréciation des jurys
Chaque école met en place une grille d’analyse qui lui est propre.
Généralement, les critères apprécient les qualités intellectuelles et de réflexion originale, soit le champ culturel et la curiosité naturelle, ainsi que la maturité, l’indépendance, le talent à convaincre. Elle évalue également les qualités d’expressions orales, notamment l’adoption d’un comportement et d’un ton juste. Les qualités relationnelles, soit la relation entretenue avec le jury avec autonomie et présence, enfin la motivation et le dynamisme du candidat sont également visés.
Préparation spécifique
Se mettre en condition
S’informer des conditions et principes de l’épreuve
Il est indispensable de s’informer sur la nature et les modalités de l’épreuve ainsi que de lire attentivement les courriers d’informations reçus avant le jour de l’entretien, tout en veillant à respecter la préparation matérielle, technique, logistique : convocation et pièce d’identité, horaires, lieux, transports et matériels.
Adopter un comportement avenant
Poli et courtois, le candidat doit rester, en toutes circonstances, naturel. Il n’a pas à tendre la main sauf si on la lui tend. Il doit attendre l’autorisation de s’asseoir, et attendre que le jury lui propose de commencer. Il doit penser à bien respirer, à se tenir droit, à ne pas balancer ses jambes. Pour appuyer une démonstration, il peut utiliser sa gestuelle et jouer sur la tonalité de sa voix. Il doit maîtriser le temps qui lui est imparti.
Soigner sa présentation
« La première impression est souvent la bonne, surtout si elle est mauvaise ». L’apparence vestimentaire du candidat est naturellement soignée. Les tenues discrètes et sobres, dénuées de provocation, sont recommandées. Pour les garçons, les cravates unies, les chaussures cirées assorties à des chaussettes sombres, la chemise repassée à l’intérieur de son pantalon, sous une veste de saison, sont préconisées. Les jeunes filles doivent de préférence opter pour une jupe au genou, un décolleté discret et un maquillage léger. De même, les excès et originalités de coiffures, de bijoux et de parfums enivrants sont à réserver pour d’autres festivités.
Gérer son stress
Physique ou psychique, les causes du stress sont à éradiquer. Une des solutions est sans doute de prendre régulièrement une grande bouffée d’oxygène… En effet, le candidat doit apprendre à se détendre et à se relaxer. Une alimentation diététique appropriée, privilégiant les protéines et les sucres lents, une préparation physique et mentale grâce à une hygiène de vie saine associée à une pratique sportive, le respect de son quota de sommeil, favoriseront les surcroîts d’énergie et de concentration sollicitées lors des épreuves. Le candidat doit aussi apprendre à respirer pour pouvoir gérer ses émotions et ainsi prendre du recul.
Avantager son aspect comportemental
Maîtriser sa dynamique gestuelle
Veiller à son assise, c’est éviter certaines postures désobligeantes : l’agitation des mains et des pieds est un signe de nervosité, le balancement avant et arrière ou latéral des jambes traduit de l’incertitude, les bras et les jambes croisés évoquent le repli sur soi. Il est conseillé d’incliner la tête de côté, signe de son appel à l’écoute, de ne pas se montrer sur la défensive, tout en ne faisant pas preuve de sans-gêne (coudes sur la table, mains dans les cheveux, mouvements exagérément théâtraux, etc.).
Les gestes doivent se joindre harmonieusement à la parole, pour accompagner favorablement ses pensées. Ils permettent également de canaliser l’énergie liée à la tension ou au stress.
Éliminer les fautes et tics de langage
Les interjections, les contractions, les superlatifs et les expressions britanniques, nuisent à la qualité et à l’élégance de l’expression. Preuve de dynamisme et d’entregent, en revanche, les verbes d’action sont à privilégier.
Jouer de sa voix
Parler implique un dépassement de soi et traduit son ouverture aux autres. Le candidat doit s’exprimer avec conviction, en sachant poser et moduler sa voix, avec articulation et intonation. Il doit respirer régulièrement pour mieux régler son souffle et ponctuer son discours par des pauses. Ces précieux temps de silence offrent la possibilité au candidat et au jury, de mieux improviser ou de structurer leurs propos.
Percer du regard
Un regard en dit long. Avec les mots, il est le miroir de sa pensée. Il traduit son émotivité et sa timidité, mais communique également ses convictions, soutient ses réflexions, instaure la complicité puis la sympathie avec le jury. En revanche, le regard d’incompréhension ou de dédain risque de le froisser.L’entretien individuel
L’entretien n’est ni un simple test de personnalité, ni un entretien d’embauche.
Il consiste à évaluer la capacité réelle des candidats à évoluer de manière performante dans le monde des affaires.
Objectifs de l’épreuve
Le rôle du jury : estimer le talent et le potentiel
Composé de 2 à 3 personnes, le jury est constitué d’un président, parfois d’un à deux assesseurs, de cadres enseignants et des intervenants de l’école pour la partie académique, mais aussi de divers profils, soit des cadres des réseaux professionnels proches de l’école, d’anciens diplômés, parfois des parents d’élèves, représentant le monde de l’entreprise.
Dans un contexte imposé et exigeant, le jury cherche à évaluer le talent du candidat à mobiliser ses ressources personnelles dans un temps minuté. Il teste sa solidité psychologique, sa résistance à d’éventuelles tentatives de déstabilisation, son bon sens et sa répartie.
Bien sûr, il statue sur l’adéquation de la personnalité du candidat aux critères de l’établissement.
L’objectif du candidat : faire valoir ses qualités
Les compétences d’un candidat en matière de gestion sont certes indispensables mais insuffisantes. L’enjeu majeur pour celui-ci est d’impressionner le jury par son charisme, son sens des relations humaines et son aptitude à prendre en charge un groupe. La réussite de l’entretien repose sur sa personnalité : c’est elle que le jury cherche à découvrir. Sa priorité est donc de mettre ses qualités, sans réserves, en valeur.
Principes et conditions de l’épreuve
L’entretien classique : CV, exposé, entretien (conversation)
L’entretien individuel, la méthode en vigueur la plus couramment utilisée, concerne la présentation de son CV, un exposé et une conversation.
Avec ou sans préparation préalable, l’entretien débute par une brève présentation du candidat, à qui est soumis un exposé dont le sujet est choisi par le jury. Il se poursuit par une conversation, réservée aux questions libres, soit sur le thème de l’exposé, soit sur un tout autre sujet. Il est également possible de demander au candidat de conduire le débat et de questionner le jury, en faisant appel à ses qualités d’improvisation. En fin d’entretien, le jury s’assure que le candidat a pu totalement s’exprimer, lui propose éventuellement de revenir sur un point précis ou des éléments d’informations complémentaires à ajouter.
Après son départ, chaque juré attribue une note sur vingt. Si la différence de la moyenne des notes du jury excède trois points, les notes sont révisées.
Parfois, le candidat peut avoir à compléter des questionnaires à remettre la veille ou le jour même de l’épreuve, ou à se confronter à des enregistrements audiovisuels.
Le temps de l’entretien (exposé + débat) se déroule dans un temps minuté, de 20 à 45 minutes.
L’entretien simple
L’entretien individuel simple est sans contrainte particulière : le candidat se présente et s’exprime librement devant le jury. L’avatar est la préparation exagérée d’une autobiographie de motivation argumentée, mais dénuée d’authenticité, et de spontanéité.
Débuter l’entretien
Pour débuter l’entretien, il n’existe pas des règles générales : le jury peut imposer une procédure ou laisser libre le candidat de l’initiative. Dans ce cas, il peut communiquer des informations permettant de se situer (âge, origine scolaire, famille, origine géographique) et se servir de l’une d’elles pour provoquer une question de la part du jury pour que l’entretien puisse débuter naturellement. Dans tous les cas de figure, le candidat doit se montrer avenant, dynamique et chaleureux.
Présenter son CV
Le CV informe très lisiblement de l’identité du candidat, soit son état civil, ses coordonnées, sa formation, ses langues étrangères et connaissances en informatique. Les expériences professionnelles ou extrascolaires doivent révéler son sens de l’initiative, son dynamisme, son assurance, et sa maturité. Les centres d’intérêt significatifs où figurent les activités associatives et sportives, les voyages et les domaines de curiosité intellectuelle mettent en évidence la richesse de sa personnalité et son enthousiasme. Le candidat doit connaître son CV et préparer des réponses à toutes questions le concernant.
Soigner son exposé
L’exposé, qui porte sur des questions de culture générale, des sujets d’actualité ou autres (slogans, citations, voire boutades…), doit présenter une introduction claire, 2 à 3 parties équilibrées, et une conclusion.
Gérer son temps : la première règle consiste à respecter scrupuleusement le temps alloué à l’exposé, sous peine d’être interrompu par des examinateurs vigilants, sans pouvoir achever des propos intéressants. Ainsi, il est conseillé de disposer une montre ou un chronomètre sur la table qui permet d’un rapide regard, de vérifier le temps de parole restant.
Séduire son jury : épreuve de séduction où le candidat est jugé autant sur sa capacité à s’exprimer oralement que sur ses connaissances, sa vivacité et son charme sont de mise pour parvenir à conquérir son jury. En s’exprimant clairement, avec un débit soutenu évitant un ton monocorde, il doit le regarder très attentivement pour requérir tout son intérêt. L’exposé permet au jury de se faire une opinion du candidat, d’apprécier, dans un premier temps, son esprit d’analyse, son aisance, sa maturité et sa culture. Bien entendu, il doit s’intéresser à tous les jurés, sans en oublier un seul, car chacun donne sa note !
Observer des méthodes : le candidat doit lire très attentivement l’énoncé du sujet, et éventuellement en concevoir plusieurs reformulations. Il doit décliner toutes les possibilités d’exploitation du thème qu’il a cerné, en examinant toutes les connections : les idées-forces sont organisées selon un plan détaillé mais succinct, les idées accessoires, quant à elles, sont seulement citées oralement. Son exposé comporte un plan de raisonnement construit, avec des idées étayées par des faits et des exemples. Le candidat ne doit pas lire son document, qui réunit quelques feuilles vierges recto, faciles à consulter ; ce plan lui sert juste de guide mémo lors de son intervention. Lors de la démonstration, il annonce habilement le déroulement de son argumentation, en distinguant les transitions des parties entre elles. L’exposé doit impérativement faire preuve de la progression de sa pensée. Pour l’enrichir, il est utile de faire des comparaisons, de fournir des anecdotes et des exemples et naturellement de tenir compte des avis de l’auditoire. Car le contenu de l’exposé peut largement orienter l’entretien… Il est ainsi astucieux d’anticiper les futures questions du jury, en ménageant adroitement quelques points de vue ou connaissances dont le candidat a une parfaite maîtrise, pour pouvoir lors de l’entretien, débattre aisément et répondre rapidement.
L’introduction est déterminante pour attirer l’attention de l’auditoire, quant à la conclusion, elle doit achever de convaincre le jury, pour lui faire oublier d’éventuelles erreurs. La tactique de la conclusion justificative, qui légitime son plan et son raisonnement, est efficace. Toutefois, l’importance de l’exposé est relative car il est parfois considéré comme un hors d’œuvre : un bon exposé ne rachète pas un mauvais entretien. L’inverse, oui.
Réussir son entretien
Savoir argumenter
Pour ne pas subir ou attendre, le candidat se doit d’être actif, de relancer la conversation en retenant l’attention du jury, en l’interrogeant sur un thème ou un sujet précédemment abordé. Observer les comportements et écouter les propos du jury sont sa meilleure source d’inspiration. Il lui permet de cerner les attentes de réponses aux questions qui soulèvent des incohérences ou des paradoxes. Pour convaincre, partager ses idées, son discours, sans se cantonner aux faits et aux sentiments, est parfaitement structuré. Enfin, c’est au candidat de planter le décor, de jouer de ses atouts, de déterminer des passerelles entre chaque argument
pour pouvoir rebondir, recadrer, anticiper et improviser… Le flou, le général, l’approximatif sont à proscrire. Le candidat doit affirmer sa personnalité, montrer sa maîtrise de l’événement, en réussissant même parfois à détendre son jury, grâce à l’humour, utilisé à bon escient, toujours avec parcimonie…
Préparer son projet professionnel
Le candidat doit penser à la présentation d’un projet professionnel mesuré et réaliste. Un projet argumenté et cohérent est susceptible d’intéresser le jury. Il sera d’autant plus facile de partager des points de vue et de l’impliquer dans les conditions de sa réalisation future.
Si le candidat n’a pas de projet précis, il doit montrer qu’il a réfléchi à différentes options mais préfère se donner un délai de réflexion au terme duquel il sera capable de s’orienter. La justification d’une première année d’école lui permet en effet d’effectuer ses choix…
Connaître l’univers de l’entreprise n’est pas indispensable, mais le candidat doit faire part de son intérêt pour sa découverte et envisager sa future implication au sein d’une entreprise qu’il aimerait intégrer. Toutes les expériences professionnelles précédentes (stages ou jobs d’été) peuvent être valorisées à condition que le candidat montre qu’il a su en tirer partie avantageusement.
Valoriser l’école et son jury
Le candidat explique son attrait pour l’école, notamment ses spécificités, ses spécialisations, partenariats, ses relations aux entreprises, sa situation géographique, etc. L’essentiel pour le candidat est de s’imprégner de l’école, et d’être assez convaincant pour justifier sa préférence. S’il désire être admissible dans d’autres établissements, il n’a pas à s’en cacher mais à justifier ses choix. Il doit envisager ce qu’il peut apporter à l’école, autant qu’il a à décrire ce qu’il vient y chercher et ce qu’il est en mesure d’en attendre.
Cerner l’attitude du jury
Le jury n’est pas là pour piéger le candidat, ni l’attaquer personnellement.
Il souhaite tester ses qualités de comédien dans ce jeu de mise en scène, pour le révéler à lui-même. Le jury a autant d’ambition que le candidat pour son école. Aussi, il a besoin d’être convaincu. Que le candidat lui montre de quoi il est capable.
Aussi, le comportement du jury n’est jamais gratuit : il teste les capacités à faire face à une situation imprévue, dans un cadre stressant, particulièrement pour évaluer les futures prises de décisions en entreprise. Aussi, il peut réagir face à une attitude qui l’agace (conformisme, vantardise, suffisance…).
D’ailleurs, il n’y a pas de bons et mauvais jurys. Le jury d’une même école peut jouer de toutes les techniques possibles pour sélectionner ses futurs élèves : il peut être négatif, froids cassant avec un premier candidat, chaleureux avec le troisième et lunatique entre les deux.
Si les membres du jury s’emportent, sont provocants, voire agressifs, c’est qu’ils cherchent à déceler le potentiel du candidat. Pour y parvenir, ils peuvent le pousser dans ses derniers retranchements. Il appartient alors au candidat d’argumenter. Si le jury somnole, il doit le réveiller en changeant d’attitude. Les questions pièges présentent surtout l’occasion de réagir et de reprendre l’avantage, tout en n’excluant pas éventuellement de les retourner habilement à l’envoyeur.
Le jury cherche des gens ouverts, prêts à discuter et à échanger des points de vue. Il est indispensable d’être à son écoute, de rebondir et de le surprendre, en faisant part de ses qualités d’improvisation et de spontanéité. Il réprouve et se lasse de leçons trop bien apprises, qui l’ennuient. D’ailleurs, pour désarçonner le candidat, il peut lui poser des questions saugrenues… En dissimulant sa susceptibilité contre d’éventuelles piques, en fin stratège, le candidat doit mettre une à une ses qualités en avant, en étonnant le jury, parfois même en tranchant.
Enfin, sans se braquer, faire la girouette, ou la tête de mule, ses pointes d’humour sont une arme maligne qui peuvent le sauver adroitement de la précarité de quelques situations.
Savoir conclure
Lors des dernières minutes, le jury propose parfois au candidat de prendre la parole. C’est une opportunité pour poser une question au jury, en faisant preuve de sa curiosité, montrer une facette qu’il n’a pas présentée, ou encore révéler des atouts restés secrets. La clarté des propos du candidat, ses certitudes, et sa motivation reliée à ses objectifs doivent l’emporter sur le reste. Dès la fin de l’entretien, le candidat a intérêt à s’isoler, à noter les questions qui l’ont étonné, et les réponses qui ne l’ont pas satisfait. Il pourra ainsi, pour le prochain entretien, préparer une argumentation plus satisfaisante.